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Réunion
du 4 octobre 2002
Mise
en œuvre de l'Evaluation des Risques Professionnels
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Lieu : STRACEL |
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Nombre de participants : 43
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Compte rendu
détaillé par Jean DUCRET
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Compte rendu synthétique par J.M. LAPLANCHE
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Réunion PARI du 04 octobre 2002
Compte rendu
par
Jean DUCRET
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La réunion a lieu chez Stracel, le Président souhaite la
bienvenue aux participants, un tour de table rapide est effectué, de nombreux
nouveaux candidats sont présents.
Nombre de participants : 43
L'après-midi est consacrée à l'état d'avancement des travaux de
mise en œuvre de la loi concernant l'évaluation des risques dans les entreprises
(loi du 5 novembre 2001).
Le décret et la circulaire pourront être mis pour consultation
sur le site web PARI :
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Intervention de Philippe BORIE, société "BAYER-élastomères".
Démarche adoptée :
Présentation du texte à la Direction
Élaboration des documents de travail,
Découpage du site en Unités
- Dans chaque Unité : consultation des collaborateurs, un document explicatif
présente le texte de loi, accompagné d'un questionnaire-inventaire des dangers
et des risques est fourni, chacun le complète selon son point de vue.
- Recueil des informations pré-existantes, utilisant les statistiques,
accidents du travail, analyses des risques déjà faites, etc.
- Réunions : présentation de la méthode, inventaire, etc., avec la Direction,
le CHSCT.
- Interview d'évaluation des risques pour chaque poste de travail,
- Rédaction du Document Unique (DU)
- Par Unité de travail,
- Par poste de travail,
- Par tâche à chaque poste, ou par activité
-
Le DU se présente sous forme de tableaux dans Excel , où par
tâche chaque danger est indexé par code et chaque risque évalué par un indice
final de risque pour une tâche donnée :
IRT = IG X IP ( Ig
: Indice de gravité, Ip : indice de probabilité d'occurrence)
- Validation du DU par le CHSCT
État d'avancement :
Le travail a commencé en février, avec 2 personnes à
temps plein, 30% du site est couvert à l'heure actuelle,
Premier bilan :
- La mobilisation tardive est due aux aléas de la production,
- On dispose d'une banque de donnée informatique facile à gérer
- Cela a permis l'identification de risques insoupçonnés (TMS par exemple, on
s'est aperçu que l'approche ergonomique était mal développée)
Questions
/ réponses
Q -
Comment se passent les interview ?
R -
En salle, cela permet un dialogue privilégié et si nécessaire on se déplace
au poste de travail, pour être plus objectif sur les risques réels
Q -
Effectifs sur le site ,
R -
450 personnes
Q -
La suite à donner est-elle déjà intégrée?
R -
Non, cela sera fait dès que possible, lorsque la première étape,
c'est-à-dire la quantification des risques sera terminée
Q -
Quels sont les rôles et les participations du médecin du travail et du
CHSCT ?
R -
Iils ont participé tout au long du processus et sont intégrés dans la
démarche.
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Chez Lilly-France, la démarche a été entamée en 1997 selon le
processus suivant :
- Découpage du site en zones géographiques et en activités :
En effet, un découpage en zones s'adapte bien pour les postes
de production, les laboratoires, les cuisines, etc., par contre cela ne convient
pas du tout pour des activités transverses qui sont amenées à couvrir l'ensemble
du site, c'est le cas de l'administration, des ingénieurs-projet, des chargés de
validation, où la découpe par métiers est beaucoup mieux adaptée.
- Rédaction de fiches de postes : environ 150 fiches de poste ont été mises au
point pour un effectif de 1800 personnes. La démarche :
- Analyse de risques au poste de travail (Service HSE),
- Rédaction de la fiche de poste de sécurité (~20 pages),
- Validation de la fiche (interviennent la Hiérarchie, le Médecin du travail,
le CHSCT, le responsable HSE.
- Révision annuelle de la fiche
Parallèlement, un plan d'action est élaboré tenant compte des
fiches de poste et de l'analyse des risques.
La fiche de poste n'est pas une fin en soi, mais elle sert et
elle est à disposition de tous les services ou organismes concernés par la
sécurité au poste de travail :
- les Ressources humaines : détermination des aptitudes à un poste donné lors
des embauches, lors de l'intervention d'intérimaires, …
- la CRAM, l'Inspection du travail
- le service HSE, enquêtes incidents-accidents, mise à jour, …
- les Services généraux : intervention d'entreprises extérieures, CACES,
- le CHSCT,
- les utilisateurs,
- etc.
La fiche de poste comporte la désignation du poste, sa
description, les horaires de travail, l'analyse des risques, la localisation, un
rappel des consignes de sécurité et des moyens de prévention renvoyant vers un
module numéroté plus complet.
- Document recueil des risques et recommandations 35 pages recto-verso, mis à
jour systématiquement
- Le plan d'action : établi pour chaque poste il indique la priorité, il
décrit la situation à risque, l'action à engager, le délai imparti pour
l'exécution.
En complément :
- Les fiches techniques de sécurité, (description, manipulations, risques,
prévention)
- Les titres d'habilitation par métiers, avec les stages correspondants,
- Les feuilles d'analyse : dans les laboratoires,une feuille d'aide à la
décision est établie pour chaque produit chimique, elle comporte les propriétés
physico-chimiques, VLE, VME, les protezctions à utiliser, etc.
La démarche est donc entamée depuis longtemps, la phase de mise
en place devrait se terminer en fin d'année, ensuite ce ne devrait plus être que
de la mise à jour.
Aucune quantification numérique du risque n'est faite dans
cette démarche.
Questions
/ réponses
Q -
Qu'est-ce qui représente le DU ?
R -
Les 150 fiches de poste
Q -
Combien de personnes sont employées pour ce travail?
R -
7 personnes à temps plein
Q -
Ce travail a-t-il permis de mettre en évidence des risques nouveaux?
R -
Oui, liés à la démotivation, à l'ennui au travail, et en ce qui concerne les
aspects sociaux ou la sécurité mentale, une réponse à ces problèmes s'est
progressivement mise en place :
- en 1995 un questionnaire d'enquête de satisfaction a été établi. L'enquête
est refaite tous les trois ans,
- depuis 1996 une enquête de climat social est faite tous les 6 mois,
- en novembre 2002 un indicateur de stress résultant de l'analyse des réponses
à une soixantaine de questions a été élaboré et des séances de relaxation sont
en expérimentation,
- une commission "harcèlement et discrimination" a été créée.
Henri KRUTH fait la remarque suivante :
faisant partie de commissions de sécurité de la papeterie (dans
les Vosges), il est amené à rencontrer des inspecteurs du travail dans ce
département, et leur état d'esprit, c'est de vérifier que la démarche soit bien
entamée, qu'elle soit saine, le délai du 8 novembre n'est pas essentiel, mieux
vaut un document bien fait et qui satisfasse tout le monde, quitte à ce qu'il
soit terminé après le délai légal.
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Intervention de Michel CHAMP – "Masterfoods"
Les démarches du processus d'évaluation des risques ont été entreprises
depuis plusieurs années. L'entreprise est localisée sur deux sites de production
où sont réparties environ 1000 personnes.
Un document d'évaluation des risques est constitué à partir
:
- des fichiers de poste de travail, deux démarches parallèles se complètent:
- un 1er fichier consiste en une revue générale des dangers : le
risque est noté existant ou non
- un 2ème fichier consiste en un relevé des risques (coexistence du
danger et de l'activité)
- des description des tâches au poste de travail (faites par les opérateurs
eux-mêmes, qui alimentent
- Des fiches de postes;
- Des fiches d'intérimaires;
- Un référentiel métiers;
- Des analyses spécifiques
- Historique des soins,
- Accidents du travail,
- Listes d'actions correctives,
- Etc.
À partir du document d'évaluation des risques un plan d'action
est établi.
Il y a sur les deux sites de l'entreprise 84 postes de travail, une zone est
représentée par un poste de travail :
- Unités de fabrication,
- Secteurs fonctionnels, (dont entreprises extérieures)
- Zones d'activité (par activité ou par métier)
Rôles et responsabilités : sont concernés
- Les managers et responsables de services
- Les coordonnateurs
- Les opérateurs de zones
- Le CHSCT
Le documents unique :
Un par poste de travail, on reprend les tâches où existent des risques en
détaillant
- Le nombre de personnes exposées,
- La fréquence d'exposition,
- Le risque
- Les moyens de contrôle,
- La fréquence : quantification de la probabilité d'occurrence.
- Les mesures de suppression / réduction du risque.
On est en présence d'une démarche très participative et très formatrice pour
l'opérateur.
Questions
/ réponses :
Q - Analyse des postes : comment sont intégrés des risques spécifiques comme
l'amiante par exemple?
R -
Attention ce n'est pas une analyse, mais une évaluation, c'est-à-dire une
quantification des risques. Ces risques particuliers sont intégrés grâce aux
analyses spécifiques (incendie, plan amiante, etc.) consultés lors de toute
intervention.
Cela conduit à un document unique d'environ 200 pages, y compris la liste
d'actions. Beaucoup de mesures correctives peuvent se faire sans grande
difficulté et sans coûter très cher. Ensuite on établi des niveaux de priorités
A étant le plus urgent à régler : ne doit pas exister dans l'entreprise, puis B
et C. ce projet a nécessité une personne à temps plein pendant 6 mois pour
réaliser ce qui n'existait pas.

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Intervention de Carine VAILLANT – Electricité de Strasbourg (EDS).
La démarche a été entamée en avril 2002 le document sera prêt pour le 8
novembre :
- Présentation
- Découpage par activité
- Évaluation sur le terrain
- Traitement et restitution des résultats : présentation au CHS, définition de
seuils de risque acceptables ou non permettant d'engager les actions selon leur
priorité. Le risque est quantifié par un indice résiduel de risque :
Rr = G x E x P / M
G = indice de gravité
E = indice d'exposition
P = probabilité d'occurrence
M = indice de maîtrise du risque
Les limites de la démarche :
- Difficultés pour fixer la probabilité d'occurrence
- Les résultats dépendent beaucoup du personnel interrogé
- Les risques routiers ou chimiques sont mal pris en compte notamment les
durées d'exposition
- Certains risques sont difficiles à quantifier : liés au bruit, à
l'éclairage, …
- Pas d'évaluation des risques auxquels sont soumis les tiers, on n'en tient
compte qu'au travers des plans de prévention.
-
Questions
/ réponses :
Q -
Comment sont définis les seuils?
R -
Par le risque résiduel et le risque résiduel pondéré, au delà d'une certaine
valeur des mesures de prévention sont systématiquement engagés;
Q -
Quel est le ressenti des agents?
R -
La démarche a été bien acceptée, car le risque est mieux quantifié, quelques
risques importants, mal gérés et mal contrôlés ont pu être identifiés, le risque
chimique par exemple.
Q -
Quel est le problème avec le facteur maîtrise du risque?
R -
Il ne peut être mesuré que par l'observation
Q -
Qu'en est-il des risques générés par EDS dans les entreprises où EDS
intervient?
R -
Ce sont des expositions assez faibles.
Q -
Et les risques liés à la route?
R -
Le risque global est pris en compte par le service H et S, les risques
propres à une entité sont pris en compte par l'entité.
Q -
Combien y a-t-il de salariés chez EDS?
R -
1500 salariés, 108 activités ( en réalité 82 si on ne tient pas compte des
doublons) et 200 à 250 itinérants.

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Discussion - débat
Q -
Qu'en est-il en ce qui concerne les métiers de la maintenance,
R -Michel et Henri répondent : ils se sentent peu concernés en général, ils
faut insister pour faire parler les agents, de gros risques cachés ont pu
être mis en évidence. D'une façon générale les gens sont honnêtes, si on leur
explique bien la démarche ils disent s'ils ne mettent pas les protections. Le
recoupement avec l'historique et les A T peut de toute façon aider.
Lorsqu'on demande aux gens de décrire ce qu'ils font , ils
prennent du recul. Il y a bien sûr les deux extrêmes, inévitables mais peut
représentés : ceux qui exagèrent et ceux qui ne disent rien.
Ceux qui supervisent n'ont pas de fiche de poste, car ils sont
peu exposés.
Q -
Ne doit-on pas se contenter de ce que disent les gens et l'analyse
mathématique n'est-elle pas inutile?
R -
Effectivement très souvent les deux approches conduisent à des recoupements
et à des résultats très proches.
Ce qui est très important, c'est de décrire et d'écrire la
démarche, comment a été faite l'évaluation.
La démarche chez Kronenbourg : elle est proche de celle de
Masterfood, actuellement une révision de l'analyse des risques est en cours, une
méthode mathématique, est utilisée.
Ampleur du plan d'action ? Attention maintenant le DU est un
révélateur et oblige à s'engager, en d'autres termes 'on tend le bâton pour se
faire battre!' Donc la prise de responsabilité est très importante et si le PER
n'est pas prioritaire on est exposé à la faute inexcusable. Il est donc
extrêmement important d'avoir une démarche claire, une bonne méthode pour
expliquer la démarche et pas seulement une liste.
Jean-Marie BURGIO (CNRS-Délégation Alsace) explique la démarche
du CNRS où les situations se rapprochent plus des préoccupations des PME que de
celles d'une grosse entreprise, compte tenu de la structure du CNRS. En effet il
est constitué d'un ensemble d'unités relativement indépendantes sous la
responsabilité d'un Directeur, ce schéma étant compliqué par les interactions
avec d'autres organismes : les Universités qui hébergent des laboratoires CNRS
ou les unités mixtes CNRS-INSERM par exemple. En conséquences, on a repris les
outils des CRAM, très qualitatifs, avec pour but de responsabiliser un certain
nombre de personnes et de quadriller le plus possible par les fonctionnels de
sécurité (les "ACMO").
Q -
Y a-t-il une démarche unique?
R -
Pour le CNRS et les Universités (plus de 150 000 personnes) le DU sera une
grille envoyée aux Directeurs d'unité ou aux Chefs de service des Universités.
Pour chaque entité, cela représente un coût, des délais et une personne chargée
de l'application.
Bruno BOURDENET rappelle que l'ACTA (Action pour les Conditions de Travail en
Alsace) est subventionnée par les pouvoirs publics et qu'elle met en œuvre un
programme qui s'adresse aux consultants privé qui interviennent dans les PME.
Cette action est plus adaptées à des petites structures.

Divers
Une idée du Comité : organiser des soirées à
thème pouvant être initiées par une entreprise ou un spécialiste avec
toutes les libertés que cela leur permet. PARI mettrait à disposition des moyens
logistiques, adresses, invitations.
Adresses électroniques (e-mail) : c'est un moyen de
communication très pratique pour contacter les membres, cela également le
travail lié aux convocations. Henri demande à tous ceux qui le peuvent de lui
communiquer leur adresse.
Raymond SONNEFRAUD lance un appel à articles pour
alimenter le site web. Le forum peut être utilisé pour poser des
questions.
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Réunion PARI du 04 octobre 2002
Compte rendu
par
Jean-Michel LAPLANCHE
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- Interventions de :
- Philippe BORIE / BAYER élastomères
- Christian HAUPTMANN / LILLY
- Henry KRUTH / STRACEL
- Michel CHAMP / MASTERFOODS
- Carine VAILLANT / Electricité de Strasbourg
- Jean ESCHBACH / Kronenbourg
- Bruno BOURDENET / ACTAL (consultant)
- Jean-Marie BURGIO / CNRS Responsable sécurité de secteurs

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Globalement synthèse des méthodes utilisées :
Toutes ne sont pas décrites dans leurs détails, mais beaucoup de points sont
communs.
Les points de divergence sont clairement autour de la façon de
procéder aux interviews du terrain, soit on procède par échantillonnages, soit
c’est délibérément choisir une ou plusieurs personnes représentatives du poste
de travail.
Dans tous les cas l’approche par un schéma mathématique a été abordée,
souvent réalisée, mais après recoupement les résultats sont très semblables aux
résultats obtenus par le terrain (les gens ne sont ni fous, ni aveugles).
Néanmoins un minimum de calculs et de traitements statistiques s’impose pour
vérifier et consolider les interviews terrain et valoriser l’étude auprès des
autorités de contrôle.
De même il existe autant d’appréciation sur la probabilité des risques qu’il
y a d’intervenants, là aussi tout est possible mais c’est le bon sens qui
commande.

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Méthode :
- décortiquer le texte (en particulier la circulaire N°6 DRT du 18 avril 2002)
- présentation à la direction et aux CHSCT (moteurs dans la mission)
- découpage de l’usine en secteurs ou unités (fonctionnels, production…), à
l’aide d’un questionnaire (lieu, nom, risques, origines…) rempli par les
pratiquants (hiérarchie et opérateurs)
- utilisation des statistiques relatives aux AT, registre d’incidents, avis
médecin du travail.
- regroupement de l’ensemble des données disponibles sur le sujet " risques
professionnels ".
- rédaction et synthèse des résultats jusqu’à cette étape à document N°1.
- réunion de présentation des résultats CHSCT, critiques, classement des
risques selon les critères (éléments matériels, circonstances, activités,
facteurs déterminants, nature du risque, lieux des accidents, conséquences).
rédaction à d’un document unique. Dans cette
étude on retrouve la logique de l’analyse de déroulement d’un poste de travail
(1).
- pondération par un indice de probabilité (occurrence) définition des
fréquences d’AT (h, j, mois, année…)
- croiser les résultats avec les déclarations d’accidents (avec et sans arrêt)
si risque avéré.
- rédiger le libellé des actions engendrant les risques.
- notation des postes de travail en fonction du travail d’évaluation des
risques. Création d’une échelle ou d’une courbe de classification des risques,
puis des postes de travail.

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Principe :
- ordonner la démarche en commençant par les postes en production et finir par
les postes fonctionnels (administratifs) généralement moins risqués (à voir Ex.
traverse dans l’atelier ; risque mortel parfois), dans certains cas classer par
danger tous les postes.
- Il faut tenir compte des tâches prévues dans les postes de travail et des
tâches réellement réalisées (1).
- Certains utilisent une liste de risques par poste et on coche oui – non,
nécessité de vérifier (1).

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Avantages :
- donne une vue de l’entreprise qui généralement n’existe pas.
- Permet de mettre en place des axes de progrès (plan d’action) et des
indicateurs.
- Tout le monde est concerné. Exploitation des données avec les entreprises
intervenantes (plan de prévention, risques croisés)
- Certains postes sont à traiter en urgence.
- Les documents ou recueils, peuvent être utilisés pour
- vérifier
- les habilitations,
- l’ambiance de travail,
- étayer la carte de bruit,
- mettre à jour les risques chimiques et l’information
- aider
- les RH (aptitude / recrutement : Ex. nécessité de savoir lire au poste de
travail)
- le médecin du travail
- le CHSCT
- les utilisateurs
- la formation
- création d’un document véritable outil évolutif (mise à jour une fois
an obligation).
- On peut étendre la démarche aux risques des biens. Les assureurs sont
sensibles à cet aspect qui se traduit financièrement.

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Inconvénients :
- Démarche très lourde.
- Energie en temps, investissement personnel.
- A terme, tout le monde est concerné.
- Les secteurs particuliers comme la maintenance, donnent lieu à des notations
où les risques sont élevés et donc où les actions sont prioritaires. Certains
postes sont à traiter en urgence.
- L’évaluation des risques non physiques comme la charge mentale, le stress,
le harcèlement est délicate.
- La limite de la démarche est dans l’aspect subjectif de la qualification des
risques. Chaque opérateur voit d’un œil différent.
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Conclusion :
Il est évident que personne (sauf exception) n’aura terminé pour la date
demandée à savoir le 8 novembre 2002.
Dans ce cadre ce qu’il faut comprendre de la démarche imposée :
Entamer une action qui débouche à terme sur de réelles modifications du
comportement.
La démarche doit être saine et le document unique bien fait, pour que cela
soit efficace.
Il y aura tellement d’actions à mettre en œuvre qu’Il est primordial de
montrer notre bonne foi.
Souvent l’amélioration passe par une meilleure organisation qui ne coûte pas
plus chère, pour peu que tout le monde veuille aller dans le même sens.
Les entreprises qui semblent prêtes ont commencé la démarche il y a plusieurs
années.
Il s’agit bien dans un premier temps de faire l’évaluation
(quantification factuelle) des risques et pas l’analyse des risques, même
si finalement c’est l’analyse qui sera le plus utile.
Il est absolument nécessaire d’écrire la méthode que nous retiendrons pour
justifier nos résultats auprès des autorités.
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Remarques :
- Lorsque le risque est immédiat, la prise en compte est en général convenable
(Ex. chute de hauteur élevée) par contre lorsque le risque est reporté à long
terme (Ex. effet du bruit, surdité) la prise en compte plus
difficile.

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Annexe :
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