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Réunion 2 avril 2004

 

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Réunion du 2 avril 2004

 

  La communication sécurité en entreprise

 

Lieu : STRACEL

Nombre de participants :  34

Compte rendu rédigé par Jean DUCRET

 

Sujet  : La communication sécurité en entreprise

 

Henri KRUTH souhaite la bienvenue aux participants

Résumé

 

Préventica.

Serge KAERCHER fait le point concernant les dernières propositions qui nous ont été faites :

  • nos interlocuteurs ont manifesté une certaine déception du fait qu’aucune société de PARI ne s’était présentée au trophée,
  • des invitations gratuites ont été transmises en nombre pour nos adhérents,
  • une salle nous est proposée pour le mercredi 2 juin matin, moyennant une participation de 420 €.
  • à la place du " stand-comptoir " on nous propose de faire figurer 10 entreprises (donc l’association et 9 de ses entreprises) dans le guide du salon, à raison de 200 € par entreprise pour participation aux frais.

Henri pose donc la questions aux membres pour aider le Comité à décider : cela vous intéresse-t-il ? à la question " qui viendra le mercredi matin ", une quinzaine de mains se lèvent. Un message sera adressé à tous les membres de notre Association pour connaître les participations effectives, une réponse rapide sera demandée.

Serge précise qu’il a été très clair concernant les éventuels besoins de l’Association, à savoir que nous ne recherchons aucune promotion, notre taille actuelle est suffisante et nous ne pouvons passer à un niveau supérieur sans modifier profondément notre organisation basée sur le bénévolat, ce que nous ne souhaitons pas.

 

La communication sécurité chez SOPREMA : exposé interactif.

Aude DERIBREUX de SOPREMA

Le but de cet exposé interactif est de présenter les documents produits depuis deux ans pour communiquer en matière de sécurité et de recueillir les avis et les expériences des membres présents.

Les difficultés : la masse de documents est peut-être trop importante avec des infos éventuellement redondantes, le ressenti des opérateurs n’est pas toujours bien connu, l’impact n’est pas facile à mesurer et l’attention des opérateurs difficile à maintenir.

Une dizaine de documents sont présentés : l’affichage est fait en général sur des panneaux répartis dans les différents ateliers. Les documents :

  1. Le compte rendu du CHSCT présenté sous forme de tableau excel ;
  2. Un tableau excel du Document Unique comportant le taux de fréquence, le taux de gravité pondérés par un coefficient. Pratiquement aucune différence n’est faite par les opérateurs avec le précédent document.
  3. Un tableau des opérations de maintenance (excel encore).
  4. Un retour d’accidents (avec AT ; ne sont pas pris en compte les incidents du registre d’infirmerie). Le retour d’expérience se fait en principe très rapidement, un document court est rapidement établi et diffusé, comportant :
      1. la description et l’analyse de l’accident en utilisant le principe de l’arbre des causes
      2. les actions à mettre en œuvre immédiatement,
      3. les actions à prévoir à moyen et long terme.
  5. Diffusion uniquement aux directeurs d’usines d’un tableau " indicateur d’applications " avec taux de fréquence et taux de gravité pour les 5 dernières années et l’ensemble des usines.
  6. Pour les directeurs et les responsables sécurité de toutes les usines un récapitulatif des points sécurités dans toutes les usines, sous forme de tableau :
    1. Formations à la sécurité réalisées,
    2. Mise en place et respect des protocoles sécurité,
    3. Accueils des nouveaux embauchés
    4. Etc.
  7. " Sécu point ", petite gazette qui accompagne le document précédent mais qui est également affichée dans les ateliers, elle informe avec quelques photos d’accompagnement :
    1. des deux points les plus importants des réunions de CHSCT,
    2. d’une veille réglementaire,
    3. de la bonne idée du jour pour 2 usines.
  8. Aux postes de travail un affichage simple de rappel des risques avec pictogrammes et symboles de port des EPI.
  9. Un carton de poche présentant une trame de l’accueil sécurité des nouveaux embauchés, qui permet à chaque opérateur d’y contribuer.
  10. À la suite d’un accident, souvent dû à la banalisation du risque pour les plus anciens, ou à la méconnaissance du risque pour les plus jeunes, des campagnes de sensibilisation par " photos crash " présentant des accidentés gravement atteints sont réalisées. Ces campagnes sont validées par le directeur de l’usine concernée. Les photos ne sont là qu’à titre d’exemple et ne sont pas issues de l’entreprise, mais recueillies sur Internet de façon à rester neutres et anonymes. Ce document rapelle également les risques liés au bitume chaud et les premiers secours à prodiguer.

Réactions de la salle.

    •  Qui valide ces documents ?
      •  cela dépend des documents, mais généralement ce sont les membres du CHSCT
    •  les documents ou les infos sont-elles remises en cause ?
      •  non, mais la petite gazette passe bien (grâce notamment aux photos), le document " indicateur d’application " et le rappel de risques aux postes de travail également.

Raymond précise que chez Elyo des progrès ont été réalisés en rendant les primes dépendantes pour une part des résultats en matière de sécurité. De plus la sécurité est incorporée dans la structure organisationnelle imposant que lors de toute réunion le premier point à l’ordre du jour soit systématiquement la sécurité. Tous les mois une fiche récapitulative de résultats sécurité est adressée à tous les responsables. Enfin un challenge sécurité est en place pour tous les responsables, avec classement, vérifiant l’application d’une liste type de procédures de sécurité. Cela permet de vérifier aussi si les messages passent.

Philippe BORIE signale le site " shs.fr " où tous les mois une animation sécurité est présentée. Chaque nouvelle présentation écrase la précédente, il est donc recommandé de l’enregistrer systématiquement. Il dispose d’archives qu’il tient à la disposition des personnes intéressées.

    •  Comment est mesurée l’efficacité des actions menées et de l’impact des documents ?
    •  difficilement, pas de solution satisfaisante.

Gérard BLOTT propose de voir les choses autrement : ce n’est pas le document qui doit être le but, ce qui importe c’est l’objectif que l’on veut atteindre. Le moyen de communication utilisé n’est qu’une solution pour y parvenir. C’est donc le niveau d’atteinte de cet objectif qui peut être mesuré et qui permettra de se rendre compte si le moyen de communication ou le document étaient pertinents et ont été efficaces.

Chronologiquement, il faut définir ce qu’il y a lieu de modifier dans la situation actuelle, se fixer des objectifs quantifiables et définir les informations à faire passer. Le document, l’affiche, ou le tableau etc., deviennent alors des outils, qui devront d’une part s’inscrire dans la politique de communication de l’entreprise pour éviter de multiplier les styles et rester cohérent, et d’autre part pour ceux qui permettent de suivre une progression, être toujours élaborés en accord avec les destinataires qui vont les utiliser. Ensuite on fait le point et on mesure l’impact de l’action sur l’objectif..

Henri précise que dans certain cas il est préférable que ce ne soit pas le responsable qui explique telle action ou telle procédure, mais qu’il est plus efficace de la faire présenter par un spécialiste extérieur.

Serge KAERCHER résume, il y a trois étapes à respecter :

  1. la préparation : définition des objectifs,
  2. l’action mise en œuvre pour la réalisation des objectifs,
  3. la récupération : vérification, mesure des résultats et de l’impact.

En général les étapes 1 et 3 sont complètement occultées, on se lance directement dans l’action et on n’en tire pas de bilan clair. En outre les outils de mesure et de récupération doivent déjà être préparés pendant l’étape n°1.

Gérard : il faut faire participer les chefs d’équipes, les chefs de fabrication, de façon à ne pas leur imposer quelque chose qu’ils ne comprendront pas parce qu’ils ne parlent pas le même langage ou qu’ils n’ont pas la même représentation des choses.

Serge illustre ce point : pour un chef d’équipe les chiffres généralement utilisés pour représenter l’incident ou l’accident (taux de fréquence, taux de gravité) ne représentent rien et ne sont pas motivants, par contre parler en termes de casse ou de perte de matériel ou de temps sera plus parlant.

Jeannot ESCHBACH donne un moyen, pas toujours applicable mais très efficace, si on peut arrêter la production et réunir tout le personnel pour transmettre les infos, l’impact est excellent. Ceci peut se faire après un accident par exemple, on profite alors de circonstances extrêmement favorables pour la transmission des messages sécurité et, en général c’est suivi pendant quelques temps d’une baisse des nombres d’incidents et d’accidents.

 

Une expérience de communication sécurité chez HEINEKEN

Serge MERTZ.

À l’occasion de la réunion annuelle du personnel organisée par la direction, des ateliers d’information ont été constitués dont un sous forme de jeu " la chasse aux risques " afin de faire participer l’ensemble des personnes.

Il s’agissait d’identifier 7 risques (pictogramme triangle jaune) présents sur le parcours d’un atelier, de les numéroter dans l’ordre de la découverte et d’y associer les panneaux d’interdiction et d’obligation adéquats. Le temps de parcours du circuit était d’un quart d’heure environ. Le classement, après dépouillement des résultats, a été diffusé sur l’intranet accessible à tous les employés.

Un bristol plastifié récapitulatif des risques présents dans l’usine avec signalétique et localisation sur un plan de l’usine a ensuite été distribué.

Un agenda a été également réalisé, " passeport 2004 sécurité hygiène environnement ", ainsi qu’un autre bristol " audit "  qui résume comment faire un bon audit, les outils de l’audit, que doivent faire l’auditeur et l’audité.

    •  Techniquement comment ont été réalisés les supports ?
    •  par une société extérieure, à partir de documents " power point " réalisés en interne.

Documents distribués dans la salle.

 

Un exemple de communication sécurité chez BAYER

Philippe BORIE.

Indice de port des EPI.

Le risque principal sur le site étant le risque chimique et l’évaluation du port des casques, lunettes, gants et chaussures de sécurité étant jusqu’ici très subjectif, un état des lieux devenait nécessaire. La campagne s’est faite sous forme de diffusion par mél de trois documents très simples :

     

  1. Définition de l’indice de port des EPI :
  2. C’est le pourcentage d’EPI réellement portés là où ils sont obligatoires.

     

  3. Un diagramme construit à partir des résultats enregistrés sur une " check list " d’audit portant sur 4 EPI donnée aux cadres d’astreinte et aux personnes de quart à raison d’une par semaine. L’audit devait porter sur 10 personnes minimum. Les bilans sont présentés sous forme d’un diagramme de 4 histogrammes excel pour l’année 2003, un par trimestre, donnant le pourcentage du port des 4 EPI : casque, lunettes, chaussures de sécurité et protections auditives. Représentation très visuelle très simple à interpréter. Deux types différents d’audits, l’un portant sur les personnels internes à Bayer et l’autre sur les personnels des entreprises extérieures.
  4.  

  5. La feuille d’audit : un tableau à remplir cases " satisfaisant " et " non satisfaisant " en regard de l’EPI, mettant mieux en évidence que " oui " " non " l’adéquation EPI / lieu où la personne se trouve, en fonction du règlement du site et des risques présents.

Résultats :

150 audits ont été réalisés sur l’année 2003 soit 1500 personnes auditées. La remise à jour est trimestrielle, la diffusion est faite avec quelques messages d’incidents en rapport. La campagne a été bien ressentie car simple. Les différences saisonnières : en été les EPI ont été un peut moins bien portés en raison de la chaleur.

 

LILLY France quelques exemples d’actions de communication sécurité

Christian HAUPTMAN.

Deux types de populations sont présentes chez Lilly, des gens très diplômés qui préfèrent lire des documents, face aux personnes des ateliers plus visuelles. La communication doit donc tenir compte du public à atteindre ;

  1. Une plaquette de DRC : Diffusion des Résultats Clés. Une DRC " Sécurité des personnes et des biens, respect de l’environnement " est distribuée à l’ensemble du personnel.
  2. Un tableau de bord sécurité présentant le bilan accident, le bilan formations sécurité, etc., destiné aux directeurs. 
  3. Les " flash accident " 
      1. " Flash accident " rouge : envoyé aux relais sécurité, le jour même ou le lendemain de l’accident, en décrivant les circonstances et les conséquences. 
      2. " flash accident " vert : envoyé après analyse complète, avec les causes, les enseignements qui en ont été tirés, les actions à entreprendre avec un délai de réalisation. Un bilan des actions en dépassement de délai est présenté aux directeurs. C’est très efficace. 
  4. Actions sécurité positive présentant l’historique, les acteurs, la description des actions, les résultats obtenus, une large place étant faite aux photos. C’est une procédure récente, pas assez de recul actuellement pour en connaître l’impact. 
  5. Les publications internes, journal, cahiers spéciaux, … en général bien lus.
  6. Le bulletin de l’entreprise, publié tous les quinze jours, où sont écrits des articles de sécurité. Il n’y a pas de bilan, mais des actions y sont lancées.

Christian précise qu’il trouve l’idée des indices très bonne et qu’il va l’utiliser sous forme d’indice de chutes, accident le plus fréquent sur les sols mouillés en cours de nettoyage.

 

Conclusion  

En guise de conclusion, Serge KAERCHER constate que la démarche du comportement sécurité de l’être humain n’est pas en corrélation directe avec son niveau intellectuel.

 

Divers

Henri a assisté à des journées organisées par AG2R, une exposition itinérante y était présentée. Conçue avec la participation de l’AIMT 67, de la CRAMAM et de la CCI de Strasbourg et du Bas-Rhin, elle se présente sous la forme d’une dizaine de panneaux pliants, et d’un ensemble d’animations relatives aux risques les plus fréquemment rencontrés au travail. Elle est mise à la disposition des entreprises qui souhaiteraient l’utiliser.

Gérard signale que sur Internet, à l’adresse http://www.lra.fr/secu/html/dc07-detail.html, on trouve une formation aux techniques de communication pour animateurs de sécurité.

Le prochain rendez-vous est fixé au mercredi 2 juin matin à Préventica

 

La séance est levée à 16 h 30.

Jean DUCRET

 

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