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Réunion 7 oct 2005

 

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Réunion du 7 octobre 2005

  

Lieu : OSRAM à Molsheim

Nombre de participants :  48

Compte rendu rédigé par Jean DUCRET           pour télécharger ce compte rendu

 

Nous sommes accueillis par Stéphane EHRHARDT.

Henri KRUTH souhaite la bienvenue aux participants et remercie nos hôtes.

Il annonce un prochain petit déjeuner avec pour thème la perception individuelle du risque dans l’entreprise, le 28 octobre.

Un tour de table des nouveaux adhérents est effectué.

 

Résumé

 

Présentation de la société OSRAM

 

Monsieur RINCKENBERGER Directeur du site de Molsheim, nous souhaite la bienvenue et présente la Société OSRAM, filiale de Siemens.

Actuellement la production de Molsheim est destinée à la vente en France et pour une partie de l’Europe de l’Ouest.

La fabrication à Molsheim se situait, au courant de l’année 2003, à 2 millions de lampes par jour, 200 à 250 millions par an ; suite au rachat et au transfert de la production de l’usine de Berlin, la capacité de production a été portée à 400 millions de lampes par an.

En ce qui concerne la sécurité, suite à ce doublement de production, il a fallu refaire de la sensibilisation et remanier le plan d’action.

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    La sécurité sur le site OSRAM de Molsheim

     

Présentée par Stéphane ERHARDT.

Après un pic, en 2002, de 126 AT dans les ateliers de fabrication et en logistique, avec ou sans arrêt, leur nombre est descendu à 36. Tout accident est déclaré, y compris les accidents de trajet. Taux de fréquence env. 26,5 et Taux de gravité env. 0,58 au troisième trimestre 2005. Les parties les plus fréquemment atteintes sont les mains, le tronc et les pieds :

26 accidents étaient liés à des problèmes de conformité des machines,

17 à un manque de réflexion avant d’agir,

13 à un non respect de consignes.

On remarque que la somme des causes comportementales 13+17 dépasse le nombre de causes techniques, 26, il importe donc d’agir sur le comportement avant tout. En conséquence, le plan d’action insiste sur la communication avec des campagnes de sensibilisation.

Le bruit est également un risque préoccupant, notamment les soufflettes à air comprimé atteignent 110 dBA.

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Intervention du Dr Wasser, médecin du travail.

     

Diaporama " Physiologie de la vision "

Les principaux points abordés.

    • Anatomie de l’œil.
    • La vision et ses défauts.
    • La rétine, le spectre lumineux visible, l’iris.
    • Les accidents oculaires liés à la lumière.
    • Particularité de la vision de nuit.
    • Effets de l’âge.
    • La démarche ergonomique : les problèmes pouvant être occasionnés par un mauvais éclairage, l’éblouissement, le confort au poste de travail, …
    • Exemples concrets.
    • La métrologie au poste de travail : luxmètre, luminancemètre.
    • Conclusion : éclairage d’un poste de travail.

Quelques compléments et commentaires.

Le rôle de l’iris : il régule le flux lumineux il faut donc le protéger d’une lumière trop violente. Plus l’iris est pigmenté (sombre), plus il protègera la rétine (la lumière traverse plus facilement les iris clairs).

Atteinte du cristallin : opacification brutale avec les UVB ou progressive avec les UVA.

Vision nocturne : au niveau de la fovea il n’y a pas de bâtonnets, donc on ne voit pas de nuit si on regarde l’objet directement, il faut légèrement décaler l’axe de visée.

Éclairement, luminance et température de couleur interviennent dans le confort visuel au poste de travail.

Pour effectuer des mesures d’éclairement, il est important de disposer d’un luxmètre à cellule indépendante du corps de l’appareil.

Poste d’ordinateurs, écrans, consulter les recommandations INRS.

Idéal : gestion de l’éclairage local en fonction de la lumière externe, de la période de la journée, essayer d’obtenir l’éclairage le plus proche de la lumière naturelle.

  • Est-ce que le coup d’arc peut provoquer une kératite ?
  • Le coup d’arc, suite à un court-circuit, produit des UV. Les UV provoquent des inflammations et opacifications de la cornée, des kérato-conjonctivites. 

 

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La pollution lumineuse - Philippe BORIE

 

Site à consulter : http://astrosurf.com/anpcn/

Diaporama " Pollution lumineuse ? "

Plan et commentaires.

Depuis un certain nombre de décennies on perd le " Noir du ciel " par pollution lumineuse. De plus en plus on prend conscience qu’il faut en tenir compte dans l’éclairage urbain notamment.

Le ciel nocturne original a pratiquement disparu en France, il n’existe plus que dans le Quercy. Au-dessus des grandes villes, on constate la présence de halos lumineux de plus en plus intenses.

  • Conséquences de la pollution lumineuse
      • Éclairage et environnement.

        Pour beaucoup d’animaux la vie est plus active la nuit, il y a des animaux qui fuient la lumière donc les halos lumineux des villes, leurs espaces refuges sont de plus en plus restreints et ils peuvent être désorientés par la pollution lumineuse ; perturbation des oiseaux migrateurs, pour les insectes, les lumières sont un piège fatal, c’est la 2ème cause d’extinction d’espèces après les pesticides.

      • Éclairage et insécurité.

        Insécurité et agressions : on a constaté (syndicat allemand de l’éclairage) que le taux de criminalité est au plus bas pour un éclairement 10 lux.

      • Éclairage et énergie.
      • Éclairage et accidents de la route.
  • Déclaration de l’Unesco et lois.
  • Prévention :
    • Matériels correctement conçus, réduction des plages horaires d’éclairement public et d’éclairage des monuments, extinction des tours la nuit (les oiseaux s’écrasent dessus), création de couloirs sombres pour les espèces nocturnes dans certaines régions, etc.

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La lumière. Présentation de Denis RENAUX

  1. Rappels.
  2. La lumière est constituée par des ondes électromagnétiques ayant la particularité de provoquer des réactions dans les cellules de la rétine, réactions liées à la physiologie humaine, en conséquence chaque être humain a sa réaction personnelle. Les longueurs d’onde du spectre visible pour lesquelles l’œil humain est sensible, sont comprises entre 380 et 780 nanomètres (nm). Elles font partie du très large spectre des radiations émises par le soleil.

    Les lampes produisent, en plus des radiations du spectre visible,

    • des Infra-Rouges A, B, C, donc de la chaleur qui aura des effets plus ou moins gênants,
    • des Ultra-Violets A, B, C, à risques cancérogènes.
    • Les trois couleurs fondamentales de la lumière blanche sont le rouge le vert et le bleu. Il existe deux systèmes de recomposition à ne pas confondre :

    • le système additif, valable pour les rayonnements électromagnétiques : le mélange des trois couleurs fondamentales conduit au blanc; l’absence de rayonnement au noir ;
    • le système soustractif utilisé en peinture, où le mélange des pigments jaune, cyan et magenta, conduit à la couleur noire.
    • La sensibilité de l’œil humain est maximale pour 555 nm +/- 150. Or il y a six millions de cônes et 125 millions de bâtonnets pour seulement 1 million de terminaisons nerveuses ; il y a donc une perte dans l’information transmise au cerveau. On a seulement une sensation colorée, on ne peut pas connaître la vraie couleur de l’objet.

    Présentation de tests et d’illusions d’optique où, là aussi, on ne réagit pas tous de la même façon.

       

  3. Caractéristiques de la lumière :
      1. Composition : le spectre lumineux est constitué par l’ensemble des radiations monochromatiques décomposé par le prisme. Les spectres peuvent être continus, dans les lampes à filament, ou discontinus, c'est-à-dire que certaines radiations sont absentes, dans les lampes à décharge. Les lampes à filament ont des spectres continus riches dans les rouges. Le tube fluorescent le plus basique a un spectre discontinu, riche en bleu-vert-jaune et peu en rouge. La poudre déposée dans les tubes homogénéise la couleur. Les lampes à décharge enduites de poudre conduisent à des spectres riches en rouge. Certains spectres sont monochromatiques : lampes à sodium Basse Pression, les Del (diodes électro-luminescentes) vertes. Pour obtenir des ambiances particulières on recombine des sources différentes. Le spectre de sensibilité est différent entre homme et insecte, mais aussi pour chacun d’entre nous.
      2. Température de couleur : elle caractérise l’ambiance créée par la source et s’exprime en Kelvin (K), 0 K correspond à - 273°C (Celsius), en valeur absolue 1 K=1°C. Le " Corps noir " est un corps idéal totalement absorbant ; sa couleur est fonction de sa température. Une source réelle va donc être comparée au corps noir : bougie, 2000 K très rouge ; lampe à incandescence, 3000 K ; tube fluorescent ou ciel nuageux, 6000 K. Un ciel très lumineux, riche en bleu correspond à 10 000 K. Dans les courbes de Planck, une température élevée correspondra à l’émission de bleu ce qui conduit à une lumière ressentie plutôt froide (> 5300 K). Les températures basses sont plutôt chaudes.
      3. Indice de rendu des couleurs : il permet de comparer la capacité d’une source à restituer les couleurs telles que nous les percevons par rapport à la lumière naturelle du jour :
        • 80 / 90 correspond à un rendu correct ;
        • 90 / 100 excellent respect des couleurs : meilleure sensation.

        Le rendu des couleurs : l’objet renvoie les radiations émises par la source. Toutes les sources ne restituent pas fidèlement les couleurs du spectre, et de plus le cerveau interprète. L’éclairage doit donc être choisi de façon à ce qu’il ne trompe pas pour l’utilisation réelle de l’objet (il y a des règles pour éclairer les vitrines de boucheries). Pour la lecture : en Europe centrale la demande correspond à 3000 / 4000 K. Dans le nord des teintes plus chaudes sont de mise, dans le sud des teintes plus froides. Un système ajustable par l’utilisateur est difficile à appliquer, surtout en travail en équipe où l’ensemble des membres ne seront jamais d’accord. Il est donc préférable d’avoir un système automatique maîtrisé.

             

  4. Réglementation, niveaux d’exigences :
        1. Le Code du travail est le seul document ayant obligation d’application. Les données sont limitées à l’art. R 232-7 qui donne les limites d’éclairement : de 60 lux minimum jusqu’à 200 lux maximum.
        2. Recommandations normatives : n’entraînant pas d’obligation d’application. La norme NF EN 12464-1 définit
          • Em : l’éclairage moyen à maintenir ;
          • UGRL le nombre de points ;
          • Ra : le rendu des couleurs, données très importante.
        3. Recommandations spécifiques de la CRAM, n’ayant pas obligation d’application mais, par contre, entraînant des conséquences sur les cotisations d’assurances …

         

        Q - Comment et avec quelles données commerciales le particulier peut choisir une ampoule ?

        R - La bonne unité qui serait à prendre en compte est le lumen, quantité de lumière que produit la source, et non la puissance qui correspond à la consommation. Cependant le premier élément de choix du consommateur reste le prix, (achat et consommation électrique donc puissance). Actuellement on ne sait pas guider le consommateur avec une donnée particulière la température de couleur, par exemple. De plus il y a des difficultés de communication : comment faire percevoir et quantifier un ressenti sur un emballage ?

         

        Q - Est-ce que la puissance des ampoules influe sur le spectre ?

        R - Faiblement pour les lampes à incandescence, mais cela peut jouer fortement pour les lampes à décharge.

           

      Remarque : il existe un logiciel gratuit, téléchargeable, pour concevoir et améliorer un projet d’éclairage (surtout intérieur), mais il faut récupérer les bases de données chez les différents fabricants.

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