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Réunion
du 03 octobre 2003
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Lieu : LILLY
FRANCE FEGERSHEIM |
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Nombre de participants :
43
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Compte rendu rédigé par Jean DUCRET
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Résumé
Présentation
de LILLY FRANCE par Christian Hauptmann
Projection
d'un film présentant l'activité du
site de Fegersheim
L'hygiène
Industrielle chez LILLY FRANCE
Sandrine
Mocoeur, ingénieur sécurité
en charge du risque chimique.
Méthodes
de mesurage des niveaux d'exposition au bruit en
milieu de travail. Norme NF S31-084 (octobre 2002)
Claude
BRUNIN – APAVE Alsacienne.
Conclusion
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Téléchargement :
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Introduction
:
Henri annonce une date à retenir
les 2 et 3 juin 2004 la CRAM organise à Strasbourg
un congrès, "PRéVENTICA", consacré
à la santé sécurité au travail.
250 exposants sont prévus. PARI sera représenté,
et l'association paiera tout ou partie des frais à
ses membres.
Par ailleurs pour les réunions du début
de l'année prochaine (février, avril),
deux sujets possibles :
- le professeur RAFFIN de la faculté de
psychologie de Strasbourg pourrait nous faire une
conférence sur le comportement humain face
aux risques,
- on pourrait également avoir un intervenant
sur les "atex" (atmosphères explosives).
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Lilly France.
Christian Hauptmann nous souhaite la bienvenue sur
le site de Lilly France qu'il présente, en excusant
M. Gérard Christmann, Directeur du site, en déplacement.
Sur le site de Fegersheim, la sécurité
est gérée en deux services :
- le service HSE traitant de la sécurité,
de l'hygiène du personnel interne et des
programmes environnement,
- un service dépendant des services généraux
comprenant l'aspect incendie l'aspect sécurité
des sociétés extérieures et
la sûreté y compris le poste de garde.
1. Présentation générale
Lilly : 9 sites dans le monde, le siège français
est à Suresnes, Fegersheim est un centre de production
et de conditionnement uniquement, avec des laboratoires
de contrôle (analyses) mais pas de laboratoire
de recherche.
Le personnel : 1900 employés environ, une
centaine d'intérimaires et les entreprises extérieures.
Construit en 1967 sur un terrain de 37 ha pour produire
des gélules, l'extension des locaux ou leur modification
est constante, aussi bien pour suivre les normes que
pour les besoins de la production. Classé Seveso
en 1991 pour la production d'herbicides, il y a également
eu fabrication de cosmétiques, depuis 1995 la
production est uniquement pharmaceutique.
Le site de Fegersheim est un centre d'excellence
dans quelques domaines, avec transferts de connaissance
et de technologie vers les Etats-Unis, en ce qui concerne
la lyophilisation et les cartouches de stylos injecteurs
d'insuline.
Les livraisons à partir de Fegersheim s'effectue
vers plus de 160 pays dans le monde.
2. Processus de fabrication
Les matières premières sont stockées
en petites quantités, de l'ordre de quelques
kilogrammes. Une matière entrée sur le
site y séjourne environ 15 jours. Les principales
étapes de traitement des produits sont :
- la mise en solution, qui nécessite une
eau très pure,
- la filtration et le remplissage des conditionnements
s'effectuent soit en zone (salles) stériles,
en soit en manipulateurs,
- la lyophilisation qui permet le conditionnement
ultérieur en poudres, seule l'insuline reste
en solution.
3. Les produits :
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Projection d'un film présentant l'activité
du site de Fegersheim
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Mise
en œuvre de l'hygiène industrielle sur le site
de Fegersheim
Sandrine Mocoeur, ingénieur sécurité
en charge du risque chimique.
L'hygiène industrielle a pris de l'ampleur
suite à l'évolution des techniques de
mesures qui ont progressé de façon constante.
Des quantités peu importantes sont manipulées,
mais les molécules sont très actives.
Il s'agit de protéger à la fois le patient
et l'employé.
Définition (locale) : l'hygiène industrielle
est une évaluation qualitative et quantitative
du risque d'exposition à un poste de travail.
L'anticipation consiste en l'intégration en
amont, au niveau des projets.
Nous sommes en présence d'agents chimiques,
biologiques et physiques (bruit, chaleur, vibrations).
L'analyse qualitative permet de mieux cibler les postes
où l'analyse quantitative s'avère vraiment
nécessaire, on ne se disperse pas sur ce qui
n'est pas indispensable. L'étude conduit à
classer par niveaux de risque et lorsque celui-ci s'avère
inacceptable, un plan d'action est immédiatement
étudié et mis en œuvre.
Exemple : les anti-cancéreux.
1. Identification des risques.
L'évaluation qualitative permet de déterminer
le type d'exposition aux polluants : inhalatoire
(phases pulvérulentes) ou de contact (phases
liquides).
2. Les agents chimiques.
L'évaluation
qualitative porte sur
a. Les
activités de maintenance (contacts en production,
travaux, soudures, nettoyage)
b. Les
activités de laboratoire (analyses)
c. La
production des principes actifs. Les produits sont
classés en interne par niveaux, au niveau
III le risque inhalatoire est pris en compte pour
des quantités inférieures à
1 µg/m3 (de l'ordre de dizièmes de
µg/m3).
Deux types
de confinement sont utilisés :
- les
isolateurs (boîtes à gants),
- les
blocs stériles (salles confinées
avec port de protections individuelles). Ce
sont des zones relativement vastes.
L'évaluation quantitative
a. Les outils de prélèvement
sont de trois sortes :
- cassettes filtrantes reliées à
des pompes,
- comptages particulaires: permettant de mesurer
un niveau d'empoussièrement mais ne permettant
pas de connaître le type de poussières.
Ces deux techniques doivent donc être utilisées
en parallèle.
- Prélèvements par écouvillons
et cultures sur boîte de Pétri
qui permettent de déterminer les contaminations
de surface, donc de contact.
b. Les techniques de prélèvement,
deux types :
- Postes fixes en salle, seulement représentatifs
d'un niveau moyen de contamination, l'analyse
étant effectuée à posteriori;
il y a également des prélèvements
sur charbon actif à lecture immédiate.
- Pour connaître une éventuelle
contamination localisée, et non moyenne,
il est indispensable d'effectuer des "prélèvements
opérateur", car celui-ci peut se
trouver plus ou moins près de la source,
la concentration en contaminant pouvant aussi
varier selon les mouvements de l'air autour
de lui. Les prélèvements se font
au niveau des voies respiratoires, mais à
l'extérieur du masque pour ne pas altérer
son étanchéité.
Une représentativité correcte exige
que les deux techniques soient employées
en parallèle. Un point important a été
mis en évidence par expérience. Il
est indispensable de placer en parallèle
un témoin positif en quantité initiale
connue, de façon à vérifier
qu'il n'y a pas eu dégradation de la substance
active due à des manipulations ou à
des réactions annexes (ex. : les vapeurs
d'eau de javel qui peuvent détruire une substance
active).
d. Analyse des résultats et plans d'action
- En dessous de la limite de détection,
interprétée comme une non détection,
il n'y a aucune modification des conditions
de manipulation.
- À la limite de quantification, il
y a amélioration des procédés
et des pratiques.
- Au-dessus de la limite de quantification,
il y a mise en place de protections supplémentaires.
e. Communication des résultats :
- Les résultats globaux sont communiqués
à la "supervision" (hiérarchie,
accord pour le plan d'action), au médecin
du travail, aux équipes de production
et au CHSCT.
- Les résultats individuels sont communiqués
à l'employé, à son responsable
hiérarchique, au médecin du travail
et à l'hygiéniste au moyen d'une
fiche personnelle qui suit l'employé
et qui sont archivées 40 ans.
Intérêt des campagnes d'hygiène
industrielle.
Ce sont de gros investissement en temps en technique
mais il s'agit
a. De
protéger la santé des personnes (employé,
patient)
b. De
réduire les pertes de substances actives,
car elles en général elles entraînent
l'amélioration du confinement et elles limitent
les casses par amélioration des équipements)
c. De
mettre en évidence et de réduire des
contaminations croisées entre produits.
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Questions suivant l'exposé.
Q. Que représente
des campagnes HI en investissement personnes ?
R. Une campagne
complète peut mobiliser 5 personnes de terrain
et 3 pour les analyses. On peut approcher le millier
d'analyses. Il y a également des campagnes plus
ponctuelles qui ne nécessitent que 2 personnes
en tout.
Q. Qu'en est-il
des déchets ?
R. Ils sont
pris en compte tout au long des processus.
Q. Les ½
masques à cartouches sont portés combien
de temps ?
R. Pour les
postes longue durée le personnel porte des cagoules
ventilées, les ½ masques à cartouches
sont portés au maximum 4 heures.
Q. Comment
sont gérées les interventions des sous-traitants
?
R. Toutes
les salles à principes actifs sont contrôlées
avant, pendant et après la production et le nettoyage.
Un sous-traitant ne peut pas, à priori, pénétrer
dans une salle contaminée. Le seul risque de
contamination étant par contact, des gants sont
cependant mis à disposition systématiquement.
Au cas où une intervention est nécessaire
pendant la production, l'intervenant doit porter les
équipements de protection individuelle adéquats,
au même titre que les employés de Lilly.
Q. Le document
unique est-il mis à jour?
R. Oui lorsqu'il
y a des plans d'action spécifiques. Le DU est
une compilation de 120 fiches de postes, cela équivaut
à 120 DU juxtaposés.
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Méthodes
de mesurage des niveaux d'exposition au bruit en milieu
de travail. Norme NF S 31-084 (octobre 2002)
Claude BRUNIN – APAVE Alsacienne.
Cf. : le polycopié distribué à
tous les membres présents.
La norme date en fait de 1987 et vient d'être
révisée en 2002; de nouveaux arrêtés
sont à paraître prochainement.
L'Apave a maintenant un an d'expérience de
mise en œuvre des nouvelles méthodes.
Claude Brunin attire l'attention sur les points suivants
:
la nécessité de modifier la norme provient
du fait que l'ancienne laissait trop de liberté
dans les méthodes de mesure, on s'intéressait
plus au poste de travail qu'à la personne elle-même.
La nouvelle norme a pour objectifs de mieux décrire
(et imposer) la méthodologie et de proposer des
temps de mesurage suffisants (courte et longue durée).
Une nouveauté importante de la norme est de
définir des Groupes d'Exposition Homogènes
– GEH (p 6 du document). La vraie difficulté
est de composer des GEH significatifs.
Les mesures doivent être reproduites au moins
5 fois pour valider l'exposition à moyen terme.
Il est important que le plan de mesurage soit parfaitement
défini, il sera indispensable de le produire
en cas de mise en demeure par exemple.
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Questions
:
Q. Ces mesures
sont à effectuer avec quelle périodicité?
R. Tous les
trois ans pour les postes de travail où l'on
dépasse les 85 dB(A).
Q. Situation
par rapport aux cartes de bruit : on est obligé
de sous traiter, cela représente un coût
de combien ?
R. Il est
proposé trois phases aux clients :
a. Avez-vous
déjà des données anciennes
ou actuelles ? si oui cela permet de mieux cibler
les mesures donc de réduire les coûts.
b. Détermination
des GEH qui peut être faite par l'entreprise
elle-même (D.U.).
c. La
partie mesure proprement dite, les exposimètres
peuvent être mis à disposition et les
mesures effectuées par l'entreprise elle-même.
Q. Quelles
sont les pénalités? Que change la norme,
puisqu'il y a déjà une surveillance médicale
et mise à disposition de protecteurs?
R. Il n'y
a rien de changé dans les implications de l'employeur,
seule la méthodologie des mesures change.
Q. Et en ce
qui concerne les installations classées ?
R. Cette norme
ne concerne pas les installations classées puisqu'il
s'agit de mesures dans l'entreprise et non à
l'extérieur.
Q. Il y a
des difficultés lorsque les fonctions des personnes
les obligent à se déplacer aléatoirement
entre zones bruyantes – non bruyantes, lorsque le bruit
des machines varie d'un jour à l'autre ou d'un
moment à l'autre selon ses régimes de
fonctionnement ? Comment utiliser ces résultats
? Quelle est la fiabilité des résultats
dans ces cas là?
R. Difficile
de répondre, c'est un cas extrême mais
réel.
Commentaires : cette norme est un outil, c'est un
bon outil qui nécessite des moyens, qui a ses
limites, mais c'est une incontestable amélioration.
Sandrine Mocoeur fait remarquer que dans le domaine
des mesures de contamination aussi il y a des limites
qui sont mises en évidence : entre 2 opérateurs
côte à côte effectuant le même
travail, toutes conditions expérimentales identiques,
on constate que les résultats peuvent varier
du simple au double. Il faudrait pouvoir suivre les
manipulateurs en permanence pour voir quels sont les
facteurs qui varient.
Les personnels, en outre, ne perçoivent pas
toujours un point très important : certains approcheront
une machine à haut niveau de bruit sans protection,
parce qu'ils n'interviennent que quelques minutes, or
cela représentera une part très importante
dans la dose d'exposition globale.
Q. Le cas
des petites entreprises de moins de 10 personnes est
posé : cela représente une charge très
importante pour elles, comment doivent-elles procéder,
comment vont-elles s'en sortir financièrement?
R. Pour le
moment pas de solution claire.
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Conclusion
Henri remercie l'assistance, les
intervenants, Christian et tous ceux qui se sont occupé
de toute la logistique de cette réunion.
La séance est levée à
17 heures
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Le secrétaire
Jean DUCRET
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Le président
Henri KRUTH
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