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Q.: Concernant
les machines réalisées en interne, entrent-elles dans la directive, est-il
nécessaire d’avoir un marquage CE et de constituer un dossier ?
R.: L’élément qui réclame le marquage CE est la
mise sur le marché. Une machine construite en interne n’est donc pas
soumise à la directive « Machines neuves ». De même les machines-
test, ou les prototypes ou les machines de présentation en exposition. Par
contre il doit y avoir mention clairement précisée de cet état sur la machine. Cependant
elle tombe malgré tout dans la directive utilisateurs, car il y a obligation de
sécurité. Il n’y a pas besoin de faire une déclaration.
Q.: Petits
équipements de laboratoire venant E-U ?
R.: Mise
sur le marché : c’est au niveau communautaire et rentre dans la CE. Donc
entre dans ce cas, la machine va être soumise à la règle communautaire.
Q.: Dans
le cadre d’échange de matériel entre labos ?
R.: À
quelque titre que ce soit l’utilisateur doit s’assurer que le matériel est
conforme à la réglementation européenne même s’il est d’occasion, car il est considéré
comme neuf dès qu’il franchit l’espace Shoengen. Ex : un matériel
d’occasion entrant en France et venant de Suisse sera considéré comme neuf, s’il
vient d’Allemagne il reste d’occasion.
Q.: Et
s’il n’y a pas de transfert de propriété, (il reste interne au sein d’une même
société) ?
R.: C’est
toujours l’utilisateur qui a le
risque, c’est à l’utilisateur de veiller à la conformité, toujours. Transfert en interne (donc pas de mise sur le marché),
mais s’il y a la douane à passer il faudra justifier que le matériel est
conforme à la réglementation européenne à la date où il a été construit et
marqué comme tel, et préciser qu’elle est destinée à un usage interne.
Q.: Et
le petit matériel venant des USA par ex. ?
R.: Conseil :
faire appel à organisme certifiant qu’elle est conforme à la partie utilisation
donc répondant aux obligations de sécurité. Intérêt aussi à faire faire les
modifications sur plan si possible.
Q.: Remarque :
sur le plan ergonomique, gros problème avec des matériels étrangers
R.: La
nouvelle directive permet de préciser les notions d’ergonomie
Q.: Confinement :
idem, les fournisseurs ne sont pas très clairs,
R.: La
nouvelle norme tient compte de ces contraintes (pharmacie) mais la norme sera
toujours en retard sur le progrès technique
Q.: Je
suis acheteur de « machine annexe IV » : puis-je choisir entre
l’examen CE de type- et l’auto-certification (contrôle interne) ?
R.: Question
du ressort du producteur, il peut demander l’examen CE de type, et l’acheteur
peut exiger (selon son poids) l’examen CE de type. L’acheteur peut se mettre en
rapport avec l’organisme notifié qu’utilise le constructeur. Il n’y a pas
encore de retour d’expérience pour le moment. L’interprétation peut être
différente d’un pays à l’autre. De plus un constructeur pour se démarquer des
concurrents peuvent faire faire un CE de type c’est un excellent argument de
vente.
Q.: Avec
des intermédiaires ?
R.: Deux
cas : le mandataire : possède un mandat écrit, il est le représentant
du constructeur en Europe, connaissant les procédés de fabrication, donc c’est
lui qui devient le responsable. Un importateur lui, n’a pas de mandat
privilégié, mais il est juridiquement assimilé au constructeur, bien qu’il n’ait
pas la maîtrise de la conception ni de la fabrication. Il doit prouver qu’il a
vendu une machine conforme. L’autorité de contrôle peut lui reprocher de ne pas
avoir fait d’examen CE de type.
Q.: Je
suis dans une société assemblant et intégrant des matériels (bennes, grues…)
sur des véhicules susceptibles de circuler sur la voie publique. Comment se
positionne-t-on ?
R.: C’est
le cas de la grue auxiliaire montée sur un véhicule routier. Dès que les
stabilisateurs sont sortis : il est concerné par la directive car c’est
typiquement une quasi machine : un élément intégré à un ensemble. Tenir
compte donc de la contrainte du véhicule et
de la contrainte de la grue. Il faudrait un document d’intégration
précisant la façon dont ce doit être utilisé.
Q.: Utilisateur
recevant une nouvelle machine : l’obligation de vérification doit se faire
sur quel type de machines ?
R.: Matériel
de levage par exemple, il faut le faire si la machine n’a pas pu être testée dans
les conditions d’utilisation par le constructeur : exemple un pont roulant
dépend des appuis sur le bâtiment. Cela le constructeur ne peut pas le
certifier.
Q.: Mode
opératoire et formation doivent être donnés parallèlement par l’utilisateur et le
concepteur ?
R.: Effectivement
c’est partagé entre ce que peut apporter le constructeur, mais il y a aussi une
part utilisateur car il y a l’environnement de la machine chez l’utilisateur
qui intervient.
Q.: Ancienne
machine réparée et remise en service ?
R.: Cela
dépend des modifications qui vont être apportées et si la fonction de la
machine est changée ou non (modifiée ou simplement remise en état). La
réparation simple ne nécessite pas de déclaration). Attention, si elle n’était
pas conforme il faut la mettre en conformité !
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