|
PARI
Réunion
du 10 Octobre 2008
Les risques psychosociaux
|
Lieu
: Société Lilly
France - Fegersheim
|
|
Nombre
de participants : 90
|
|
Compte rendu
rédigé par Jean DUCRET
|
Télécharger le compte rendu
format .doc (91 ko)
format .pdf (51 ko)
|
|
Le Président Henri KRUTH souhaite la bienvenue aux participants, il présente Christian HAUPTMANN
Responsable QHSE de LILLY France et les intervenants de l’après-midi.
|
|
Résumé
|
|
Présentation de LILLY France
par
Christian HAUPTMANN Responsable QHSE
Lilly-France Présentation
(format .pps à ouvrir en lecture seule 5 Mo- ADSL fortement recommandé)
Lilly - Les règles pour les visiteurs (.pdf 400 ko)
Christian nous souhaite
la bienvenue et comme la présentation de LILLY nous est offerte sous
forme d’un CDRom (diaporama Power Point) il nous présente le film d’accueil
sécurité des personnels d’entreprises extérieures et des visiteurs.
Lors de l’accueil et de la présentation de ce
film, un membre du service de sécurité est présent et peut dialoguer avec les
personnes accueillies.
Retour au résumé

|
|
Les troubles psychosociaux -
L’Inspection du Travail : un acteur central ?
par
Dominique WAGNER, Inspecteur du travail à la
DRTEFP
Lancer la présentation
Plan de
l’intervention et commentaires
Lors d’enquêtes effectuées auprès de
salariés, les éléments chiffrés recueillis montrent en particulier :
- que les risques psychosociaux sont la 2ème cause
de maladie professionnelle,
- que les femmes sont plus concernées que les hommes,
- 22% des salariés disent souffrir de stress, alors que 5%
seulement se plaignent de harcèlement moral ou de violence au travail.
1.-
Définitions
Hormis le harcèlement moral, les autres risques
psychosociaux ne sont pas définis dans le code du travail.
2.-
Exemple de cas de harcèlement
Dans la suite, il est pris pour exemple la
plainte d’un agent d’assurances reçue par un agent de contrôle.
Décodage de la situation et des raisons de la
plainte de la personne.
Recherche des indicateurs.
- Harcèlement : le salarié peut être privé de ses outils de
travail, isolé dans le groupe socio-professionnel, mis en situation de se
justifier en permanence, …
- Souffrance mentale au travail : impact des changements
inconnus, auparavant, différence d’appréciation hiérarchie/clients.
Possibilité d’action sur le terrain : il est
indispensable, d’une part, de réunir un le faisceau d’indices le plus complet
possible, en consultant le salarié et, d’autre part, dans l’entreprise, l’agent
de contrôle doit faire preuve, d’un maximum d’objectivité.
Matérialisation de la situation.
3.-
Dispositions réglementaires applicables
4.-
Les partenaires mobilisables
·
L’employeur. Le document unique doit aborder les risques
psychosociaux : c’est un levier essentiel pour les agents de contrôle.
·
La médecine du travail.
·
Le MIRTMO, médecin inspecteur.
·
L’IPRP.
·
Le médecin traitant, en effet le médecin du travail doit
être en liaison avec lui pour trouver pour le salarié une situation d’attente
acceptable.
5.-
Les moyens d’action de l’inspection
Mise en demeure : très peu utilisée seulement
pour des cas extrêmes.
Art. 40 : signalement au procureur de
la République.
Très peu utilisé.
Procès-verbaux : seulement en cas de
harcèlement moral. Très peu utilisé.
6.-
Actualités
Les arrêts de justice, des conférences,
« l’arrêt SNECMA », le rapport « Nasse et Legeron » préconisant une négociation
obligatoire au sein de l’entreprise pour la détection et la prévention du stress
au travail.
La Loi du 25/7 concernant les discriminations,
les atteintes à la dignité et les comportements humiliants.
Les accords inter-professionnels : le discours
du ministre du travail Xavier Bertrand précise que tous les salariés
et employés doivent avoir accès à l’information sur les risques professionnels
par internet, et il promet une mise en œuvre rapide du rapport Nasse et Legeron.
7.-
Conclusion : et maintenant ...
L’inspection du travail est au cœur de
l’approche pluridisciplinaire permettant d’aborder la problématique des risques
psychosociaux en entreprise.
Retour au résumé

|
|
Le stress au travail: présentation
d'un outil de dépistage et d'une démarche de prévention,
par
Laurence WEIBEL, neurobiologiste, chargée de prévention des risques
psychosociaux à la CRAMAM
Laurence WEIBEL - Le Stress au travail
(.pdf 842 ko)
Plan de
l’intervention et commentaires
1.-
Définitions et situation
Définition du stress : c’est l’une des
nombreuses définitions, celle qui a été adoptée dans l’accord cadre
européen.
Définition des risques psychosociaux.
Situation chez l’homme et dans
l’entreprise.
Le « harcèlement moral » est à part, il y a
intention de nuire ce qui n’existe pas dans les autres cas.
2.-
Une démarche générale de prévention et des outils
a)
Conséquences du stress, à quel niveau agir
b)
Démarche de prévention
Rapport de Jean-Pierre Brun, Caroline Ivon et Hans Ivert (Institut de Recherche Robert
Sauvé en Santé et en Sécurité du
Travail, Québec). Il fait suite à une première étude (2002-2003) évaluait
l'ampleur de la problématique de la santé mentale au travail dans trois
établissements et les facteurs organisationnels perçus par les employés comme
posant un risque à cet égard. Ce rapport présente donc la phase deux : une
approche stratégique d'intervention et l’évaluation de son efficacité dans ces
mêmes établissements. (Cf : http://www.irsst.qc.ca/fr/_publicationirsst_100399.html
)
Prévention primaire : on va rechercher ce qui
peut être pathogène et, dans ce cas, on adaptera bien le travail à l’homme.
Prévention secondaire : l’objectif est
d’augmenter la résistance du salarié. Dans ce cas on adapte l’homme à son travail, ce qui
est contraire aux principes de prévention du Code du travail.
En matière de prévention de risques
psychosociaux (rps), il est très important de pouvoir engager une démarche collective et participative.
Consulter la brochure INRS« ED 6011 ».
c)
Les étapes de la prévention des risques psycho-sociaux
L’évaluation du mal-être commence à être prise
en compte, mais c’est encore insuffisant. Il faut identifier les sources de
stress afin d’établir le plan d’action.
- Description des éléments indispensables à prendre en compte
pour établir un pré-diagnostic à « l’échelle collective » et engager une
démarche intégrant l’ensemble des acteurs de l’entreprise.
- Pré-diagnostic
Indicateurs d’alerte : il n’en existe pas de
spécifiques du stress (consulter la brochure « INRS 6012 »). Le stress n’est pas
une maladie on peut seulement observer des symptômes : nombre de visites
médicales, durée des visites, etc. (voir l’exposé de Didier Raffin).
3.-
Mise en place et développement du projet spécifique
Rôle et composition du Comité de pilotage.
Diagnostic approfondi et restitution de résultats : intérêt
à multiplier les sources d’information questionnaires (« WOCCQ »), terrain …
Élaboration et mise en œuvre du plan d’action.
Le suivi est assuré par le relais de la CRAM et du médecin
du travail.
Q.:
Où peut-on trouver le questionnaire « WOCCQ » ?
R.: Sur le site internet de
l’Université de Liège : site de l'université
Q.:
La médecine du travail a des moyens, mais beaucoup d’entreprises
en particulier les TPE n’y auront pas accès, comment faire pour elles ?
R.: C’est un problème dont nous
sommes conscients. Il faudrait développer des accords par branches
socioprofessionnelles.
Retour au résumé

|
|
Les risques psycho-sociaux : la
question des indicateurs,
par
Didier RAFFIN Psychologue Ergonome
Lancer la présentation
Plan de l’intervention et
commentaires
1.-
Les constats
Enquête auprès de DRH de 300
entreprises.
Sondage Anact / TNS Sofres, effectué en 2007
auprès de 800 salariés, concernant leurs conditions de travail et les causes de
leur insatisfaction.
2.-
Utilité et types d’indicateurs
Indicateurs liés au fonctionnement : ils sont
très souvent mal évalués, mal appréciés ou mal attribués, par contre, si on les
approfondit ce sont de bonnes alertes, par ex. l’absentéisme « hors temps
scolaire » peut être un signe de désinvestissement de la vie
professionnelle.
Indicateurs liés aux salariés en
santé/sécurité. On parle en entreprise de ce qui arrive effectivement
(suicides : mais on ne parle pas des tentatives qui échouent).
Les indicateurs quantitatifs ne suffisent pas à
eux seuls et, en particulier, les définitions du stress ne reprennent pas tout
ce que les psychologues prennent en compte.
3.-
Prise en compte des facteurs environnementaux
Repérage et action sur les situations de
harcèlement dans le cadre d’une étude du « bien-être » au travail.
Résultats de l’étude : un lien statistique est
constaté entre les situations de harcèlement et la perception par les salariés
d’un certain nombre d’écarts à la cohérence des ordres, au respect des
programmes, à la précision des rôles, … La perception sous différentes formes du
travail à réaliser, la maîtrise de son poste, la qualité des relations avec les
collègues, la hiérarchie sont des facteurs primordiaux.
Le « soutien social » : pouvoir compter sur ses
collègues, avoir le sentiment d’appartenir à un collectif à une équipe permet
d’éviter le stress.
Le « sentiment de contrôle » : pour un
opérateur, par exemple, c’est de savoir à l’avance ce qui va lui arriver dans
l’immédiat, le fait de connaître son planning de travail. Expliquer et fournir
ce planning immédiat est souvent considéré comme du temps perdu par les
ingénieurs, or ce n’est pas le cas : cela réduit fortement le stress de
l’opérateur en augmentant son « sentiment de contrôle ».
La pression exercée sur le salarié : l’individu
à l’impression qu’il ne va pas pouvoir répondre à la demande (on peut le
rassurer en lui donnant les moyens).
Il y a aussi des disparités individuelles :
deux personnes ne répondront pas de la même façon et au pire une même personne à
des moments différents !
Facteurs environnementaux externes :
l’inquiétude de l’actualité, augmente le niveau d’angoisse or c’est
incontrôlable donc il ne faut pas le négliger.
Résultats de l’étude : ils mettent en évidence
ce que les employés perçoivent comme des sources de problèmes qui font souffrir
l’individu. Le taux attendu de harcèlement perçu par employé était de l’ordre de
5% or le résultat a été > 12 %. Il faut donc effectuer un travail sur ce
point. De même les cadres se croient disponible auprès des salariés, or ils sont
perçus comme indisponibles !
Un test révélateur : on a demandé aux salariés
de dessiner l’organigramme de la société or deux seulement étaient exacts : ceci
révèle un sentiment de contrôle faible.
4.-
Plan d’action « harcèlement »
Des « référents » internes sont chargés de
mener des entretiens dont il n’y a aucune trace écrite, les moyens sont fournis
par la direction sans que celle-ci n’exerce de contrôle sur le déroulement du
plan. La difficulté résidait dans le fait de convaincre les salariés qu’il n’y
avait aucune influence ou noyautage ni de la part de la direction, ni de la part
des syndicats.
Q.:
Quelles étaient les proportions cadre / agents de maitrise /
ouvriers … ?
R.: 3 cadres et plus d’employés
que d’ouvriers.
Q.:
Quels sont les moyens d’action des « référents »
R.: Ils ont un rôle d’écoute,
d’aiguillage vers des thérapies extérieures, de mise en confrontation du salarié
avec l’auteur, la personne mise en cause (le « bourreau »). Cela s’est passé
hors hiérarchie, il n’y a eu aucune remise en cause du salaire ou de la
situation professionnelle. Cela a permis de résoudre des situations
difficiles.
Retour au résumé

|
|
Le Service de Santé au Travail
par
Jean-Jacques JANKOWSKI médecin du Travail de GM STRASBOURG
Lancer la présentation
Plan de l’intervention et
commentaires.
Rapport de Philippe Nasse et Patrick Légeron remis au Ministre du travail
Xavier BERTRAND
sur la détermination, la mesure et le suivi des risques psychosociaux
au travail.
Rappels historiques et état actuel des
conditions de travail : les situations de stress au travail ?
État des lieux dans l’entreprise Général
Motors : souffrance au travail et rôle du médecin du travail …
Les résultats sont obtenus en posant des
questions aux salariés concernant le travail lui-même, leurs doléances, les
difficultés, les conditions de production, les relations avec les collègues et
la hiérarchie, … (l’avenir professionnel n’est pas pris en compte).
Détection de conditions aberrantes de
pénibilité.
Le rôle du médecin du travail est d’établir un
rapport sur les postes générant stress, souffrances ou TMS. Ce rapport entraîne
le réaménagement des postes concernés.
Des difficultés supplémentaires sont liées au
fait que la prise de décision se fait aux USA, entraînant un allongement du
délai de son application.
Des problèmes dus aux personnes (agressivité,
ordres contradictoires, …) le médecin du travail doit écouter, calmer, consulter
le DRH, et soit le problème est résolu, soit une fiche d’aptitude est établie
avec éloignement de la personne en cause (mais généralement c’est la personne
harcelée qui est déplacée !)
Donc son rôle est d’évaluer les risques, de
prévenir, de donner des conseils au salarié et à l’employeur pour permettre l’amélioration
du poste de travail. Il est à l’écoute des victimes donc assez impuissant !!
Cet exposé répond en grande partie à la
question posée préalablement à la réunion :
Q.:
Lorsqu'un Médecin du
travail a connaissance d'un cas grave de détresse lié à un conflit direct avec
la hiérarchie, quels sont ses moyens d'action, ses possibilités réelles :
-
de rendre compte de la situation telle qu'il l'a analysée et ressentie,
-
pour négocier une solution consensuelle et non pénalisante pour le salarié en
souffrance,
-
à faire appliquer une solution qui ne dévalorise ni le salarié, ni la
hiérarchie
-
au cas où la hiérarchie refuserait cette solution, à faire reconnaître
officiellement l'état de souffrance, ce qui respecte le salarié et empêche qu'il
se sente l'accusé alors qu'il est la victime.
Retour au résumé

|
|
Retour d’expérience
par Luc
GIRARDI responsable Service Central de Prévention Sécurité Environnement de
CLEMESSY
Lancer la présentation
Plan de l’intervention et
commentaires.
1.-
Présentation rapide de la société
Clemessy
Situation, rôle effectifs, formation,
répartition géographique et clients : Clemessy étant une importante entreprise
de service, les activités des salariés ne présentant pas de gestes répétitifs,
ce sont essentiellement des interventions chez des clients.
2.-
La problématique stress chez Clemessy
3.-
Commissions stress dans le cadre du CHSCT
Pilote de la commission sur le site de
Mulhouse : la présence de représentant des salariés est obligatoire.
4.-
Le planning
5.-
La démarche entamée avec la CRAMAM
6.-
Résultats de l’enquête
L’analyse des causes en groupes de travail, a
mis en évidence des résultats inattendus. Les causes du stress peuvent être
familiales, dues à l’activité du client (règles imposées) et aussi à
l’organisation propre de l’entreprise. Le premier Travail a porté sur
l’organisation de Clemessy.
7.-
La situation actuelle
Quatre groupes de travail sont en place pour
proposer à la commission stress des axes d’amélioration adaptés.
Le traitement de ces types de problèmes est
toujours très long.
Laurence WEIBEL précise que la durée de
l’intervention dépend de la taille de l’entreprise et de l’implication des
personnels et de la direction.
Retour au résumé

|
|
L’Outil d’Harmonisation entre le
corps et l’esprit,
par Michel
RUB de TRYAD Conseil
Lancer la présentation
Jean DUCRET se porte volontaire pour être soumis aux massages « shiatzu ».
Après 10 min. de massage, les contractures dues
à la prise de note en direct sur l’ordinateur ont pu être très atténuées, une
sensation de bien-être est très sensible. Il en redemande !
|
|
Henri remercie les intervenants et les
participants, nous invite au pot de l’amitié et nous donne rendez-vous le 5 décembre pour
notre Assemblée Générale.
La réunion est close à 17 heures et Christian
nous propose de nous retrouver à un pot de l’amitié offert par Lilly.
|
|
|
Copyright © 2008 Association PARI.
Tous droits réservés.
|