|
Réunion
du 28 mars 2008
Le protocole de sécurité
|
Lieu
: Site de la société HAGER à OBERNAI
|
|
Nombre
de participants : 46
|
|
Compte rendu
rédigé par Jean DUCRET
|
Télécharger le compte rendu
format .doc (85 ko)
format .pdf (157 ko)
|
|
|
|
Le
Président Henri KRUTH ouvre la réunion en remerciant
les participants pour leur présence et il précise que,
compte tenu de l’austérité du sujet, la réunion
devra être très interactive.
Pascal CHRISTMANN nous
souhaite la bienvenue dans la société HAGER.
|
|
Résumé
|
|
Le
mot de bienvenue,
Denis
BOUKENHEIMER, Directeur général, HAGER
M.
BOUKENHEIMER présente la Société HAGER-Electro.
Après
avoir salué l’assemblée, ses premiers mots sont pour
préciser l’engagement de la direction qui place la sécurité
en priorité n°1 sur les produits et les lignes de
production ; lorsque celle-ci est assurée vient la
priorité n°2 : la qualité de la production ;
lorsque les deux sont garanties, la productivité devient la
priorité n°3.
Société
de structure familiale implantée en Allemagne à
l’origine, celle-ci devient franco-allemande en 1959, avec les
usines d’Obernai puis de Bischwiller. C’est une société
non cotée en bourse qui vient de fêter ses 50 ans il y a
3 ans.
Production
de disjoncteurs, de fusibles et de tout matériel de protection
électrique. Son développement dans le monde à
partir de la base Europe s’est fait dans les pays de normes
européennes uniquement, ce qui couvre une grande partie de
l’Asie. Certification « I.I.P. » (« Investors
In People ») concernant la gestion des ressources
humaines.
Suit
la projection d’un diaporama de présentation de la Société
et des productions HAGER – Tehalit.
Retour au résumé

|
|
Présentation des procédures
mises en place dans le cadre du PrS.
Les matières premières
reçues dans l’entreprise : papier aluminium, film
plastiques, encres vernis et solvants.
1 - Les informations
contenues dans le PrS.
Deux types de protocoles sont en
place : un document général pour les livraisons à
quai et un document pour le dépotage des citernes.
La durée de validité
avait été initialement décidée pour un
an. À l’usage il s’est avéré que le refaire
systématiquement ne se justifiait pas et, actuellement, il
reste inchangé tant qu’il n’y a pas de nouveauté.
Cela se traduit par un gain de temps appréciable.
2 - Le protocole de
sécurité transporteur – Document général.
Les chauffeurs doivent se présenter
sur le site avec le PrS rempli, celui-ci ayant été
préalablement transmis aux sociétés. Exemples du
contenu .
Quelques points particuliers parmi les
éléments qu’il contient :
Pour éviter les manœuvres intempestives des tracteurs
sous la responsabilité du chauffeur, la clé est isolée
après mise à quai.
Les responsabilités respectives du chauffeur, d’une
part, et des magasiniers Alcan, d’autre part, sont clairement
définies.
Les multiples aspects sécurité, environnement,
sanitaires etc. sont pris en compte.
Pré-requis : une analyse de risques de base,
ensuite chaque transporteur y ajoute son analyse complémentaire.
Chaussures de sécurité obligatoires :
actuellement beaucoup de chauffeurs en ont dans leurs camions. Dans
le cas contraire, le chauffeur est éloigné de la zone
de chargement/déchargement (c/d) pendant les manœuvres.
L’aspect hygiène est lié à la fabrication d'emballages destinés à l'industrie agroalimentaire.
3 - Protocole
dépotage :
Il a la même configuration que le
document général, mais il est adapté au procédé
de déchargement et à la nature des marchandises qui
sont différents. En particulier il faut tenir compte de la
météo : le dépotage est interdit en cas
d’orage (Voir document).
4 - « Protocole
sécurité transporteur ».
Pratiquement l’utilisation des deux
documents précédents s’est avérée
difficile : les retours étaient rares, l’information
des chauffeurs ne se faisait pas correctement et, lorsqu’il était
préparé à temps, ils ne le lisaient pas
systématiquement. À l’arrivée dans
l’entreprise il était donc nécessaire de reprendre
toute la démarche de plus, en cas de non retour du document,
les signatures de l’entreprise de transport n’étaient pas
disponibles.
Un protocole simplifié a donc
été élaboré : le « protocole
sécurité transporteur ». Deux variantes
également : général et dépotage.
Toute l’information sécurité est condensée sur
une feuille recto-verso. Par contre il n’y a pas de signatures donc
aucune traçabilité d’où la nécessité,
en complément, de formulaires d’enregistrement (livraison et
dépotage).
Ces formulaires sont rédigés
dans la langue du chauffeur, remis au chauffeur pendant la définition
du lieu de chargement, il dispose du temps nécessaire pour le
lire, ensuite il doit signer le document. Avantage : on est sûr
que le chauffeur a pris connaissance des procédures et
consignes, et sa responsabilité est engagée.
Q - Qui le fait signer ? Le gardien du site ?
R - Oui, et même ceux qui sont identifiés chez Alcan
et reviennent régulièrement le reçoivent et
doivent le signer à chaque passage.
Deux documents sont remis et doivent
être complétés par le chauffeur : un PrS
résumé avec un plan où le cheminement individuel
du camion est visualisé au feutre, et un formulaire
d’enregistrement, précisant que le chauffeur a pris
connaissance des règles de sécurité.
Q - Les traductions doivent-elles être certifiées ?
R - Elles ont été réalisées par des
cabinets de traduction mais pas spécialement certifiées.
Retour au résumé

|
|
Procédure
du protocole de sécurité « Stracel »
Henri KRUTH, Stracel -
Strasbourg
Procédure globale :
Pour des raisons pratiques il ne serait
pas raisonnable que les chauffeurs disposent de tous les protocoles
de toutes les entreprises qu’ils visitent pendant leur circuit au
cours duquel ils effectuent des livraisons/reprises de marchandises
en de multiples sites en Europe. Ce serait trop volumineux. D’où
l’adoption de la procédure suivante.
Une signalisation
sous forme de panneaux trilingues est installée sur la route
d’accès au site : information, avertissement et
première signalétique sécurité.
Un employé
Stracel situé au niveau du parking camions a pour charge
d’effectuer un contrôle systématique :
vérification des EPI, des protocoles et des conformités.
Un document (traduit et disponible en 17 langues) est alors fourni au
chauffeur qui doit le remplir. Ce document comporte le plan du site
(en 17 langues également). À ce point le chauffeur
n’est pas encore sur le site de l’usine.
Arrivée à
la bascule pour l’opération de pesage : les papiers de
livraison lui sont demandés. L’ « opérateur
bascule » peut aussi remettre les documents au cas où
l’accueil au parking n’aurait pas pu être assuré, il
dispose des mêmes documents que l’ « opérateur
parking ».
Poste de
dépotage : qui fait quoi est clairement défini,
les données ONU et consignes sont affichées par
pictogrammes et images : pas de texte pour éviter les
problèmes de langues.
Pour le départ :
à la station de sanglage des bobines de papier le contrôle
du sanglage est effectué par un opérateur Stracel.
Le côté pratique a donc
été fortement privilégié de façon
à ce que le personnel de transport puisse être accueilli
et puisse travailler dans les meilleures conditions quelle que soit
sa nationalité.
Retour au résumé

|
|
Réglementation
Étienne STORTZ,
DRPEFT Alsace – Strasbourg.
M. STORTZ est inspecteur du travail
chargé d’une cellule d’appui pour aider les inspecteurs de
la région Alsace.
La réglementation donne un cadre
théorique et chacun doit l’adapter à son cas
particulier, les textes de référence définissant
une démarche globale de prévention lorsqu’une
« Entreprise Extérieure » doit pénétrer
sur le site d’une « Entreprise d’Accueil ».
Le PrS s’inscrit dans la démarche
générale d’évaluation des risques prenant en
compte les interactions entre les entreprises présentes sur le
site.
Le transport est le secteur d’activité
qui, en terme d’accidents du travail, se place immédiatement
après le BTP (en fréquence et en gravité). Ce
sont des décisions de justice suite à deux accidents
graves qui ont conduit à cet arrêté PrS (voir
diaporama).
Définitions
Opérations de chargement et
déchargement (c/d) : « toute activité
concourant à la mise en place sur ou dans un engin de
transport routier, ou à l’enlèvement de
celui-ci, de produits, fonds et valeurs, matériels ou engins,
déchets, objets ou matériaux de quelque nature que ce
soit. »
Cette définition ne fait aucune
référence à une durée, elle conduit donc
à prendre en compte l’ensemble des éléments
avant, pendant et après l’opération de chargement ou
de déchargement. En particulier :
- La circulation du véhicule dans l’enceinte de
l’entreprise d’accueil (y compris dépendances et
chantiers proches) où il existe des interférences
d’activités,
- L’accès aux postes de c/d (exemple procédure
de mise à quai),
- Les opérations de préparation du véhicule
(ex : bâchage et débâchage).
Entreprise d’Accueil (EA) :
« Entreprises industrielles
commerciales et agricoles (*) expédiant et/ou recevant des
marchandises (à l’exception des chantiers clos et
indépendants soumis au décret du 28 décembre
1994, et des mines et carrières et de leurs dépendances). »
(*)Arrêté du 4 juillet
1996.
Entreprise extérieures (EE) :
« Qui assurent le transport
des marchandises et font intervenir des salariés,
ponctuellement ou régulièrement, dans l’enceinte
d’une entreprise d’accueil qui leur remet de la marchandise ou en
reçoit :
- Entreprises de transport public,
- Entreprises de location de véhicules,
- Commissionnaires s’ils effectuent physiquement des
opérations de transport. »
Le contenu du
PrS.
C’est un document écrit (voir
diaporama). Attention : ne pas oublier de tenir compte des
spécificités des autres réglementations
spécifiques, en particulier de la réglementation
« ADR » (ou « TMD »,
Transport des Matières Dangereuses) qui s’ajoute aux
généralités de l’arrêté PrS.
Les buts : établir et
enregistrer des échanges d’informations entre EE et EA.
L’Arrêté prend en compte
trois situations :
- Les
opérations non répétitives,
- Les opérations répétitives (attention
penser à réactualiser),
- Arrivée de transporteur inconnu sans échange
préalable.
Interactions entre acteurs : c’est
de la responsabilité de l’entreprise d’accueil !
L’organisation de la réception
est primordiale : personne d’accueil, point d’accueil,
localisation des secours, tenir compte des problèmes de
communication (langue), disposer d’un conseiller sécurité
(TMD), clarifier les délégations de pouvoir, etc.
Qui fait quoi : voir les tableaux
du diaporama (les articles R… sont ceux du PP).
Questions - Réponses
Q - Réglementation ADR (TMD) applicable dans
tous les pays ?
R - Elle est valable pour l’ensemble des pays de la
Communauté Européenne
Q - En cas d’amendes, peut-il y avoir partage ?
R - C’est le tribunal qui décide, mais des arrêts
de la Cour de Cassation ont présenté des décisions
où il y avait un partage effectif des amendes, cela montre
que la responsabilité de chacun des acteurs peut être
engagée.
Q - Est-ce que tous les protocoles doivent être
signés ?
R - Quatre exemplaires doivent être fournis et
signés :
- pour le chauffeur clair et succinct,
- pour l’entreprise de transport,
- pour l’entreprise d’accueil,
- pour le responsable de l’entreprise d’accueil
Q - En matière d’harmonisation européenne,
qu’en est-il ?
R - Dans tous les grands pays européens il y a
« quelque chose ». Pour les petits pays, ce
n’est pas sûr.
Q - Doit-on faire un PrS pour le facteur et les livraisons
de colis et de courriers ?
R - Il faut que la personne sache où aller, et il
faut lui fournir un minimum d’informations. Ex. : cas du
dépanneur de photocopieur : il faut adapter la
procédure, la simplifier mais, en toute rigueur, il faut un
document.
Q - Pour les chantiers quelle est la réglementation ?
R - Cette réglementation PrS s’applique pour les
chantiers non clos (+ PP et CSPS). Voir ci-dessus : ne
s’applique pas au chantiers clos et indépendants et aux
mines et carrières.
Q - Et pour les déchetteries ?
R - Le chargé d’accueil de la déchetterie
doit avoir les consignes et les collectivités territoriales
doivent aussi respecter la réglementation PrS. Un protocole
doit être établi par les services concernés.
Q - Dans le cas d’un personnel externalisé mais
qui est présent en permanence dans l’entreprise ?
R - Il faut faire PP + PrS car :
- Lui-même est concerné par le PP,
- Le livreur qu’il accueille est concerné par le PrS.
Q - Comment cela s’applique sur la voie publique en cas
de travaux ?
R - Il faut informer les chauffeurs.
Q - Le camion lui-même doit il être vérifié
avant chargement puisqu’il n’appartient pas à
l’entreprise d’accueil ?
R - Il suffit d’une attestation et d’un contrôle
visuel. Effectivement en cas d’accident, la responsabilité
de l’employeur transport est engagée car c’est lui le
spécialiste, mais le dernier à avoir vu les défauts
est l’employé de l’entreprise d’accueil, donc il doit
signaler que des défauts ont été remarqués.
Exemples :
- En cas de pneux lisses, nous sommes tous conducteurs, en
particulier les personnels de l’EA qui participent au c/d, et sont
donc capables d’apprécier le défaut.
- En cas d’emprise alcoolique remarquée du chauffeur :
idem, donc le retenir, même si ce n’est pas évident.
- Sur des points très techniques, par contre, c’est
différent.
Le juge « balaye »
large et c’est lui, au final, qui appréciera, dosera,
jugera. Pour cela il interrogera tous ceux qui ont signé le
protocole.
Q - Peut-on bloquer le camion ?
R - Non il suffit de le signaler. C’est l’entreprise de
transport qui décidera, après avoir été
informée, de faire circuler son camion ou pas.
Q - Gestion des cas ou le chauffeur amène sa
famille ?
R - Entente préalable : préciser par ex.
qu’il ne sera pas accepté de famille ou d’enfants dans
l’enceinte de l’usine.
Retour au résumé

|
|
Questions des
membres de PARI posées préalablement par courriel.
Il a été répondu à
un certain nombre d’entre elles au cours des exposés ou des
réponses à la salle. Les réponses
complémentaires :
Q - Comment gérer
le PrS avec les chauffeurs en provenance des pays de l’est ?
R - Il existe un
PrS simplifié, traduit en 6 langues, sur le site de la
CRAMIF.
Q - Cas de
sous-traitance, lorsqu’un transporteur français sous-traite
avec un transporteur d’un autre pays ?
R - Préciser
que ce doit être le transporteur principal qui doit prendre en
charge son sous-traitant. Mais ne pas oublier de faire signer le
chauffeur.
Q - L’affichage
signalétique suffit-il ? car un document signé et
non lu n’est pas utile sur le plan pratique ?
R - Le document
doit être signé car, dans ce cas, le chauffeur prend
ses responsabilités et elles engagent son entreprise.
Q - Et mettre en
place un affichage, une signalétique et un cahier ?
R - Henri :
ce qu’il faut c’est que le chauffeur ait une information
optimum, et il faut éviter de monter une usine à gaz.
Q - Doit-on
aborder les consignes c/d lorsque c’est l’entreprise d’accueil
qui effectue ces opérations ?
R - Oui. Le chauffeur
doit vérifier (sa sécurité étant
assurée) que le chargement est correctement effectué
pour qu’il n’y ait pas de problème pendant le transport.
Il faut aborder ce point dans le protocole initial.
Q - Cas des
chauffeurs se présentant sans les EPI prévus dans le
protocole ?
R - Avoir des EPI
disponibles dans l’EA pour pouvoir les prêter, ou comme il a
été dit, éloigner le chauffeur de la zone de
c/d. Avec les chaussures de sécurité, fournir
également les produits de désinfection. Agir de façon
à avoir une démarche cohérente de prévention
et ne pas se placer dans une situation contradictoire. Et il faut
que ce soit mentionné dans le protocole.
Q - Le protocole de
sécurité concerne-t-il aussi les travaux publics
(ville, nature, gravière …) ?
R - Oui sauf pour
les carrières qui sont exclues (voir ci-dessus).
Retour au résumé

|
|
Les
questions ayant été épuisées, Henri
rappelle que la prochaine réunion aura lieu le 6 juin, nous
serons accueillis au CNRS à Cronenbourg. Le thème :
le nouveau Code du Travail qui est applicable au 1er mai
2008.
En
octobre nous aborderons les risques psychosociaux et c’est Lilly
France qui nous accueillera dans sa nouvelle extension, à
Fegersheim.
Henri
remercie les intervenants et les participants, il nous donne
rendez-vous pour le pot de l’amitié offert par la société
HAGER.
La
réunion est close à 16 h 3
Retour au résumé

|
Copyright © 2008 Association PARI.
Tous droits réservés.
|