|
PARI
Réunion
du 27 janvier 2006
Les
Formations Santé et Sécurité au travail
|
Lieu
: Musée du chocolat - rue du Pont de Péage
- GEISPOLSHEIM
|
|
Nombre
de participants : 73
|
|
Compte rendu
rédigé par Jean DUCRET
|
|
|
pour télécharger le compte rendu
|
|
|
Thème
: Les Formations Santé et Sécurité au travail
|
|
Le Président Henri KRUTH souhaite la
bienvenue aux participants et il adresse ses vifs remerciements
à Sabine PERROMAT et Jean-Claude DONATIN de la SOCOTEC,
pour la préparation minutieuse de cette réunion.
Il remercie également les intervenants
de la CRAMAM : MM. Eric BABUSIAUX, Thierry FASSENOT,
Alain MARTIN et Louis RODET et de l’association PARI
Mme. Sandrine REMON de TRYAD Conseil et M. Serge KAERCHER
d’AFOREST.
Jean-Claude DONATIN en nous souhaitant
la bienvenue précise que deux entités sur quatre de
la SOCOTEC sont représentées : Formation et Industrie.
|
|
Résumé
Lancer le diaporama : Les
formations santé et sécurité au travail le
fil directeur de la réunion
Pour
en savoir plus
|
|
Introduction - H. KRUTH
Henri rappelle qu’il est de la responsabilité
du chef d’entreprise d’assurer la formation de salariés
de façon à protéger leur intégrité physique. L’évaluation
des risques et sa mise à jour régulière, le respect
des 9 principes généraux de prévention des risques professionnels
en constituent le point de départ, en particulier le
9ième point : donner les instructions
appropriées aux travailleurs
Retour
au Résumé

|
|
La CRAM
Intervention de T. FASSENOT - CRAMAM
Pour l’entreprise, la formation est
un moyen d’action pour réduire le coût dû aux accidents.
Pour se faire, il est très important qu’elle existe
à tous les niveaux, et que chaque opérateur puisse identifier
les risques et faire remonter l’information à la hiérarchie.
- Principes :
avoir une démarche instructive
permettant de mesurer l’efficacité de la formation,
le comportement : c’est
une attitude personnelle, mais elle peut être
aussi collective, c’est " la culture
d’entreprise " qui nécessite beaucoup
de temps pour s’établir. Il faut qu’individu
et entreprise aient la même attitude et la même
démarche.
- Objectifs :
Trouver les bons indicateurs
permettant de définir des actions, de formation
ou techniques, permettant d’atteindre un objectif
réel qui sera forcément différent de l’objectif
fixé. De nouvelles actions seront alors définies
et ainsi de suite. L’action de formation est
liée à la situation de l’entreprise et doit
être adaptée à cette situation.
- Partenariat :
l’entreprise définit des référentiels
relayés en direction des organismes de formation
Lancer le diaporama La
gestion des AT/MP
Retour
au Résumé

|
|
La
formation au poste de travail
Intervention de Maître Nathalie KLEIN
La formation en entreprise ne se résume
pas à des interventions d’organismes extérieurs, mais
consiste également en une formation interne notamment
lors de l’accueil du salarié pour permettre son intégration
dans l’entreprise.
L’obligation de formation se réfère
initialement à un texte du Code du travail de 1976 qui
précise qu’elle doit être faite " en fonction
des risques constatés ", prémices de l’évaluation
obligatoire des risques. Ensuite viendront les directives
communautaires transposées dans la loi de 1991 où la
formation n’intervient qu’en 9ième position,
la priorité étant donnée à l’obligation de prévention
collective à la charge de l’entreprise.
Il ne suffira pas en cas d’accident
de démontrer que la personne a bien été formée, il faudra
aussi démontrer que dans l’entreprise on a une démarche
globale de prévention et une réflexion intégrant systématiquement
le concept de prévention.
La formation à la sécurité se base
sur une énumération de situations dans les textes du
Code du travail qui sont très concrets et très opérationnels
(Art. R 231-35, 36, 37).
Enfin les contentieux ne portent pas
forcément sur des postes à risques, les victimes sont
souvent à des postes ordinaires où l’accident survient
par manque d’information.
Q -
Comment peut-on faire compte tenu des nouvelles
conditions de travail (nouveaux outils, réductions d’effectifs
…) ?
R -
Dès qu’il y a identification d’un risque nouveau
qu’il soit technique ou organisationnel, il faut qu’il
y ait une formation adaptée.
Q -
Y a-t-il des exigences particulières concernant
les formations à 21 jours ou en cas d’absences répétées ?
R -
Elles se font sur proposition du médecin du travail.
Les textes donnent toujours des informations minimales,
c’est à l’employeur d’apprécier en fonction de la situation
réelle dans l’entreprise.
Q -
L’émargement suffit-il en tant que preuve de formation ?
R -
S’il y a enquête, il vaut mieux que la formation
ait effectivement eu lieu car tôt ou tard ce qui est
douteux finira par ressortir. Il est important d’avoir
une démarche cohérente.
Q -
Avec quelle périodicité faut-il renouveler la
formation ?
R -
La périodicité est fonction du métier, des risques
… de la situation réelle.
T. FASSENOT précise que la formation
de l’opérateur ne suffit pas, il faut aussi former l’ensemble
de la hiérarchie pour construire " la culture
d’entreprise ".
Retour
au Résumé

|
|
L’acte
de formation : une affaire de partenariat
Intervention de Sabine PERROMAT.
La formation doit aboutir à ce que
chacun prenne conscience des risques encourus par lui-même
et par les autres. On est passé d’une logique de moyens
à une logique de résultats.
Dans la formation il faut prendre en
compte le contexte, le fonctionnement de l’entreprise.
La formation est un investissement qui doit être rentable,
la durée de la formation est importante, mais il faut
également tenir compte de la durée de maintien des acquis.
Retour
au Résumé

|
|
Quiz
de questions posées préalablement à la réunion.
Un certains nombre d’items ont été
proposés aux membres et classés par ordre de priorité
(d’après le nombre de réponses).
Faute de temps quelques items seulement
seront abordés aujourd’hui.
|
|
Q -
Il n’y a pas d’habilitation ATEX, mais des autorisations
données par le chef d’entreprise à intervenir en zone
ATEX. Y a-t-il une formation obligatoire ?
R -
Non l’ATEX ne fait pas partie du cahier des charges
des obligations pour l’habilitation IUC, et la réglementation
n’impose des obligations que pour les sites Seveso 2.
Q -
Les outils en bronze sont-ils obligatoires en
zone ATEX ?
R -
En zone ATEX il ne faut pas d’outils à risque,
donc il faut utiliser des outils anti-étincelants. Dans
le document relatif aux risques d’explosion, il faudra
définir les règles issues de l’analyse des risques ATEX.
Retour
au Résumé

|
Q -
Bien que le port du harnais soit mieux suivi qu’il
y a quelques années, il y a encore beaucoup de refus
à le porter. Jusqu’où peut-on aller en matière de contrôle
lorsque les intervenants arrivent sur le site ?
R -
Il faut travailler au niveau des passations de
marché et vérifier, lors de l’attribution des marchés,
que la sécurité est bien intégrée dans la proposition.
Q -
Si une entreprise intervient pour installer des
racks de stockage, une formation est-elle obligatoire ?
R -
Oui il y a obligation d’échange d’informations
(plan de prévention).
S. KAERCHER précise que les devis répondant
aux appels d’offre, correspondent à trois cas :
- les devis établis dans une logique sécuritaire,
forcément plus chers ;
- les devis établis dans une logique non
sécuritaire, 2 à 3 fois moins chers ;
- les devis bien établis, mais dont les
recommandations ne sont pas mises en œuvre
pratiquement.
Retour
au Résumé

|
Quelques mises au point :
L’habilitation électrique n’est pas
une formation d’électricien, c’est une formation à la
prévention des risques électriques qui conduit à l’habilitation.
Les programmes de formation des électriciens
et des non électriciens sont fondamentalement différents.
Aucune partie commune.
Formation pratique et non diplômante.
Durée : il faut acquérir la
pratique, donc il est important d’inclure des travaux
pratiques dans la formation et la durée sera en conséquence.
Q - Y a-t-il obligation
d’un nombre d’intervenants dans une intervention de
consignation ?
R - Renvoi au bon sens :
il faut suffisamment de personnes pour intervenir, cela
dépendra des métiers. L. RODET complète : des travaux
sous tension ont conduit en 2005 à un accident grave
avec un flash nécessitant des greffes de peau. Les questions
à se poser :
- les installations sont-elles consignables ?
- les installations et leur fonctionnement
permettent-elles de consigner ?
S’il n’y a pas moyen de consigner,
cela ne sert à rien d’établir une habilitation de consignation.
L’habilitation se définit par rapport aux tâches à effectuer,
et cela dépend du site.
Il existe un texte interdisant le
travail sous tension. Lorsque c’est malgré tout nécessaire,
seul le chef d’entreprise peut prendre la décision de
les autoriser, et il faut alors prendre des mesures
adaptées très précises.
Retour
au Résumé

|
En ce qui concerne le CACES il y
a des confusions bien établies :
A. MARTIN rappelle que le CACES n’est
pas l’autorisation de conduite. Il a été
mis en place, comme l’autorisation de conduite des ponts,
par la CRAM il n’est pas obligatoire, mais il répond
à l’obligation de formation. C’est une recommandation
CRAM, et certains juges considèrent qu’elles doivent
être appliquées et, en cas d’accident, la faute inexcusable
de l’employeur pourra être retenue.
Serge précise qu’il faut partir de
l’EvRP pour vérifier s’il n’est pas nécessaire d’effectuer
un complément de formation sur des points non couverts
par le CACES et là, le partenariat Organisme de formation
– Entreprise prend toute son importance.
La durée : aucun texte ne la
définit, elle doit être déduite de l’EvRP. Elles sont
dictées par les problèmes d’imputabilité mais non de
sécurité.
Q - Et si l’entreprise
impose une durée ?
R - Dans ce cas c’est
à l’entreprise de formation de prendre ses responsabilités
et de s’engager ou non.
É. BABUSIAUX (CRAM), précise que
les tests sont effectués par des testeurs contrôlés
par des organismes validés par le COFRAC. Le testeur
(qui signe) ne doit pas être le formateur.
S. PERROMAT remarque que les formateurs
sont de plus en plus confrontés au choix du moins disant,
la pression venant du marché, de la concurrence entre
entreprises, et les entreprises tendent à vouloir réduire
les durées. L’organisme de formation doit alors être
très clair, cohérent et doit savoir refuser. Il ne peut
y avoir de CACES au rabais ; il est très bien identifié
par un référentiel.
Tests psychotechniques et psychomoteurs :
Marie Vérité fait le point : depuis que la CRAM
ne fait plus ces tests elle-même, on fait appel à des
organismes extérieurs, mais se pose alors la question
de savoir qui est compétent pour effectuer de tels tests
et quelle est alors leur utilité ?
Une discussion très contradictoire
s’engage alors, Michel CHAMPS pense qu’ils sont importants
et valables, Serge souligne qu’ils peuvent constituer
un élément d’appréciation intéressant, permettant de
s’assurer que la personne a des compétences techniques.
La CRAM dispose d’une liste. Elle
essaie d’établir des recommandations résultats de compromis,
mais n’incluant pas ces tests car elle considère que
ce n’est pas fondamental.
Imputabilité : les actions de
formation relevant des obligations du chef d’entreprise,
elles ne sont donc pas imputables.
Durée : elles doivent être faites
à chaque fois que nécessaire. Seule périodicité réglementaire :
le recyclage à 5 ans du CACES.
Retour
au Résumé

|
Il s’agit de la formation des personnels
d’entreprises extérieures et non de la formation du
personnel de l’entreprise. Régie par l’arrêté de février
1992 signé par l’IUC, et de la directive DT 40. Deux
formations distinctes :
- niveau 1 : pour le personnel intervenant,
1 journée, recyclage au bout de 3 ans.
- niveau 2 : pour le personnel encadrant,
2 jours, recyclage à 4 ans.
Retour
au Résumé

|
Le risque routier doit être intégré
dans l’EvRP (mission et non pas trajet, précise maître
KLEIN, car le fait de prendre son véhicule est un acte
de travail, mais le code du travail n’explicite pas
ce risque du fait que le véhicule n’est pas un équipement
de production).
La formation est obligatoire à partir
de 3,5t et c’est le permis poids lourd qui l’assure.
En-dessous de 3,5 t le permis B est
suffisant, la formation n’est pas obligatoire, et c’est
à l’entreprise de vérifier que l’employé possède le
permis.
Remarque :
dans les contrats d’assurance, les actions de formation
sont prévues et des aides peuvent être accordées. Il
est donc recommandé de consulter l’assureur.
Retour
au Résumé

|
|
Avant de clore la réunion Henri signale
- que la réunion du 17 mars aura lieu chez
Kronenbourg, avec pour thème " drogues
et alcool ", avec une intervention
de la Gendarmerie Nationale.
- que la suivante concernera " vibrations
et acoustique " (Daniel Beaujon, lieu
non fixé).
Il remercie Sabine, Nathalie, Sandrine
Serge, et MM. éric BABUSIAUX, Thierry FASSENOT, Alain
MARTIN et Louis RODET.
M. FEHR nous invite alors à visiter
le musée du chocolat.
|
|
Retour
au Résumé

|
|
Pour en savoir
plus
|
|
Publication INRS
|
|
|
"Former les salariés à la sécurité constitue une obligation légale du chef
d'entreprise et fait partie intégrante de la
politique de prévention qu'il doit mettre en
oeuvre. La première partie de ce document
concerne la formation générale à la sécurité
prévue à l'article L. 231-3-1 du Code du travail. La
seconde partie présente les formations techniques
spécifiques liées aux postes de travail ou aux
matériels utilisés et la formation particulière
des membres de CHSCT."
|
|
|
Document
téléchargeable sur le site de l'INRS
Adresse
du site : http://www.inrs.fr/
puis
indiquez ED 832 dans le moteur
de recherche
|
|
|
|
Retour
au Résumé

|

Copyright © 2006 Association PARI.
Tous droits réservés.
|