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Une
catastrophe sanitaire du type amiante ? (D'après
plusieurs articles puisés sur le site Novethic)
L'utilisation massive de produits toxiques depuis les années
60 risque de décelencher une bombe à retardement dans le
domaine des maladies professionnelles.
E France, plusieurs procès sont engagés
par des victimes des éthers de glycol, des solvants que l'on trouve dans les
peintures, les encres et les vernis.
"Plus de 200 procès sont déjà en cours aux Etats-Unis et, il y a plus de vingt
ans, les scientifiques avaient déjà donné l'alerte sur les dangers de ces
produits chimiques. Infertilité, malformations fœtales, maladies de la peau,
soupçons de cancer et de maladies du sang... la liste est malheureusement
longue. Mais les pathologies liées aux éthers de glycol sont à effets retardés,
ce qui explique, en partie, pourquoi le dossier prend seulement aujourd'hui une
dimension collective en France."
L'exposition aux éthers de glycol est connue dans
certains secteurs d'activité (peinture aéronautique,
sérigraphie, fabrication de circuits imprimés, vernissage métallique et
fabrication de peinture) ils sont moins connus mais tout aussi présents dans
de nombreux produits de consommation courante (encre, colle,
vernis, peinture, cosmétique, etc.). Les pouvoirs publics ont donc retiré de la
vente au grand public les éthers classés reprotoxiques et ont mis en place une
réglementation complexe de dosage et d'étiquetage.
"En France, on estime
entre 800 000 à 1 million le nombre de personnes exposées mais seuls une dizaine
de procès verront le jour dans les prochains mois. Le seul point véritablement
clair de cette affaire est que la notion de "faute inexcusable" apparu dans le
dossier de l'amiante devrait servir de jurisprudence et faciliter la
reconnaissance et l'indemnisation des victimes." |